15.6.03

FETE DU SPORT

Hier, c'était la fête du sport et de l'été aux Ulis. Le stade des Villeneuves s'appelle désormais stade Jean-Marc Salinier, en hommage à une personnalité locale décédée en début d'année. C'était l'occasion pour les associations sportives de la ville, de faire des démonstrations et de proposer des initiations.
Nous sommes arrivées vers 16 heures,après avoir croisé nos deux petits voisins tenant fièrement un diplôme remis après avoir participé à trois activités différentes. Nous avons pris la direction opposée à celle de la fumée de frites et de merguez, pour nous retrouver au départ du 100 mètres. Un papa nous a crié "on fait la course ?". La piste d'athlétisme semblait en effet réservée aux poussettes.
Sonia a ouvert de grands yeux. Ca bougeait de partout. Nous avons commencé par le football. Le plus intéressant n'était pas de regarder des bambins slalomer puis marquer un but, mais de tenir la corde blanche et rouge qui délimitait le parcours. Un peu plus loin, le jeu consistait à lancer une fusée à travers un cerceau. Nous nous sommes installées au niveau du cerceau et nous avons regardé les tentatives heureuses ou malheureuses. "Il faut faire comme si tu me visais" disait l'animateur situé derrière la cible. Généralement, un grand sourire naissait sur le visage de l'athlète en herbe. Sonia a adoré regarder les fusées voler.
Ensuite, nous nous sommes intéressées au rodéo. Un taureau télécommandé faisait tomber des adolescents. C'était intéressant, mais pas tant que le reste, ce qui fait que nous avons décidé que c'était à notre tour de faire du sport. Sonia s'est amusée dans le cercle qui ser normalement à lancer les poids. Je la tenais d'une seule main, mais son jeu consistait à se retourner chaque fois que son pied touchait le bord.
Nous avons repris la piste d'athlétisme en sens inverse pour trouver un coin pour goûter. Je me disais que le sable du saut en longueur l'intéresserait peut-être, mais non, à peine descendue de la poussette, elle s'est dirigée vers un groupe de chanteurs et de danseurs de capoera qui s'entraînait avant de passer sur le podium. Elle est restée debout, en bougeant un peu au rythme des "Yoyoyoyo", captivée par le spectacle.
Nous avons goûté rapidement un peu plus loin, puis nous avons fait un dernier tour rapide avant de partir vers d'autres aventures...

Aujourd'hui, nous sommes allées au parc vers 19 heures. Quelle joie de se promener dans la prairie en marchant côté à côte ! Elle ne me tenait que d'un seul doigt. Nous avons bien sûr discuté canard, mais ce sont surtout les poules d'eau qui nous ont répondu ! En terminant notre promenade, nous avions la plage pour nous deux. Sonia m'a montré ses prouesses au toboggan et sur l'espèce de balançoire à ressort. Elle a dû avoir des heures d'entrainement avec la nourrice ! La dernière fois, elle ne savait pas faire bouger le ressort toute seule et n'y prenait pas un tel plaisir.
Ce fut dur de partir... ce qui fait que nous sommes rentrées à 21 heures, un peu fatiguée. Pour la première fois, Sonia a cassé une assiette. Oui, c'est de ma faute, je n'aurais pas dû la laisser si près d'elle ! Autre grande première : la lumière fut ! L'interrupteur de la salle de bain n'a plus de secret pour elle.


11.6.03

QUEL CARACTERE !

Ce matin, en la déposant chez la nourrice, Sonia a fait quelques pas toute seule pour venir vers moi. Elle marche vraiment très bien tenue d'une main. Ca lui permet de choisir où elle veut aller. Ce soir, elle s'est ainsi arrêtée devant le frigo. Je ne l'ai pas ouvert, ne serait-ce parce qu'elle venait juste de manger sans grand appétit. Elle a rouspèté un peu, puis nous avons changé de direction.
Hier soir, le temps était orageux. Sonia était bien énervée. Elle s'est jetée sur mes lunettes. J'ai dit "NON" en élevant la voix. Elle s'est mise à pleurer. Cela s'est passé plusieurs fois dans la soirée. Le bain l'a semble-t-il calmée. Aujourd'hui, elle a regardé mes lunettes avec intérêt mais a su se retenir... sauf une fois, mais il n'y avait pas d'agressivité dans son geste contrairement à la veille.
La nourrice a remarqué ce même comportement. Elle m'a raconté que Sonia s'était déplacée en étant assise jusqu'à un placard pour prendre une clé. La nourrice avait dit "NON" et Sonia s'est mise à pleurer... "Quel (sale) caractère !" m'a-t-elle dit ce soir alors que Sonia refusait de rendre le bout de bois qu'elle venait de ramasser.
Enfin, c'est pas un défaut d'avoir du caractère, au contraire ! Alors qu'elle fut un bébé très calme, c'est un peu étrange de la voir pleurer maintenant, mais bon, ça ressemble plus à un caprice et il suffit de lui donner un jouet pour qu'elle oublie.
D'un autre côté, elle sait aussi rire aux éclats ! L'intelligence ne semble pas lui faire défaut non plus. Le grand jeu est d'appuyer sur des boutons et je suis surprise de constater qu'elle ne se trompe pas quand elle a le choix entre plusieurs actions différentes. Par exemple, elle appuie d'abord sur le bouton marche de la boîte à musique, puis éventuellement sur Mozart, Bach ou Beethoven, alors que ces trois derniers boutons sont colorés et devraient plus l'attirer. Elle appuie aussi sur le bouton rouge du Culbuto pour faire tourner les balles avant le bouton vert pour les faire tomber.

9.6.03

QUELLE ACROBATE !

Hier après-midi, nous étions sur le balcon, debout près de la porte. J'ai dit "Abracadabra, Sonia marche !"... et Sonia s'est avancée vers la balustrade, ne me tenant pas les mains, mais s'appuyant juste le dos de temps en temps contre mes jambes.
Ce matin, je l'ai trouvée debout sur son lit à barreaux, manifestement très fière d'elle. Lorsque je l'ai recouchée en fin de matiné, je me suis assise sur le sol de sa chambre. Elle s'est relevée, a fait plusieurs fois le tour de son lit, passant d'un côté à l'autre avec prudence. Mais est arrivé le moment où elle s'est laissé tombée en arrière. Le dos a un peu frotté contre les barreaux, mais bon... ce n'est qu'un petit bobo.
Cela fait deux semaines qu'elle passe facilement d'une position couchée à une position assise sans problème. Pour ce mettre debout, il lui faut un appui. Elle ne marche pas vraiment à quatre pattes. Assise, elle se déplace facilement. Je l'ai découvert un peu tard. Lundi dernier, je l'avais assise au milieu de mon lit, le temps de lancer une serviette près de la baignoire où le bain l'attendait. Le temps de me retourner, je l'ai vu proche du bord. Elle s'est penchée en avant et a fait une sorte de pirouette qui l'a amenée sur le dos par terre. Paniquée, j'ai appelé le médecin, qui n'a rien vu d'anormal.
Il m'a conseillé de lui apprendre à descendre d'un lit en se mettant à plat ventre, histoire de prévenir les chutes. Maintenant, elle y arrive très bien.
Elle maîtrise assez bien l'art de la pirouette également. Je m'étonnais, qu'à quatre pattes, elle ne cherche pas vraiment à avancer, mais mette sa tête entre ses mains. Ce week-end, en soulevant les jambes pour lui faire faire une pirouette avant, j'ai constaté qu'elle y prenait un énorme plaisir !
Mais bon, elle ne sera peut-être pas acrobate plus tard. Elle montre également un intérêt certain pour l'optique (en particulier mes lunettes), la chimie (elle a expérimenté bien le passage de l'état solide à l'état liquide d'une glace au chocolat) ou la botanique (les pétunias du balcon n'ont aucun secret pour elle).

23.5.03

MARCHER ? RANGER ?

Ce soir, en jouant dans sa chambre, Sonia s'est tenue debout toute seule de manière stable pendant plusieurs dizaines de secondes. La première fois, elle tournait les pages d'un livre posé sur une chaise sans s'appuyer sur celle-ci, de manière assez naturelle. La deuxième fois, nous étions près de son lit. Son dos s'appuyait contre mes jambes, puis elle s'est penchée en avant pour se tenir en équilibre avant de se laisser tomber vers l'avant.
Il lui est aussi arrivé de faire un pas avant de se pencher vers l'avant ou l'arrière. Puis-je dire qu'elle marche ? Y-a-t'il vraiment une définition scientifique et rigoureuse derrière l'expression "Elle a marché à 13 mois" ? Une distance minimale parcourue seule ? Un certain nombre de pas ?
Elle avance à grands pas dans le maniement de ses jouets. Jusqu'à présent, tous ses gestes visaient à augmenter l'entropie de l'univers. Démolir un échaffaudage de cubes ou autre l'amuse toujours autant, mais je l'ai vu ranger un petit seau dans un plus grand et mettre le couvercle dessus. Un de ses jouets préférés consiste à faire tomber une petite boule en la plaçant dans un trou, puis à appuyer sur le bouton rouge pour la faire tourner, puis sur le bouton vert pour la récupérer. Elle y arrive très bien alors que cet enchaînement de gestes ne me semble pas forcément évident.
Un autre jeu, depuis quelques jours, consiste à me donner à manger. Prendre un gâteau et me le mettre dans la bouche pour que je croque une fois l'amuse beaucoup. Hier matin, j'ai eu droit au biberon. Quelle chance !

22.5.03

C'EST LA CRECHE ?

Ce soir, Sonia et sa nourrice jouaient sur le toboggan quand je suis arrivée. J'ai pris le relais. Il y avait juste une autre fillette qui avait élu domicile tout en haut de l'échelle et nous observait. Sonia s'amusait à monter sur la piste glissante du tobbogan, jusqu'à ce qu'elle soit plus haute que moi. Elle s'asseyait ensuite pour redescendre à l'envers, ou sur le dos.
La petite fille l'a invitée dans sa cabane en tendant les bras, mais c'était un peu haut pour nous. Les barreaux de l'échelle étaient également un peu trop espacés pour que ça ne soit pas dangereux de grimper. Alors que la nourrice était retournée se reposer sur un banc avec une de ses collègues, la fillette m'a demandé si j'étais la maman de Sonia avec un regard un peu étonné. Je lui ai expliqué que le papa était de couleur noire, ce qui faisait que Sonia avait une peau de couleur "entre les deux".
Puis, le père -d'origine arabe- est arrivé et nous sommes retournées vers la nourrice. C'est alors qu'un gamin qui était sans doute le grand-frère m'a demandé "c'est la crèche ?". Je lui ai fourni la même explication sous le regard intéressé d'une adolescente en fauteuil roulant qui ressemblait beaucoup à la petite fille.
Ah, c'est juste le début... et il va être temps que le papa de Sonia revienne pour qu'elle aussi puisse expliquer ses origines et en être fière. Mais bon, voyons le bon côté des choses. Depuis le temps que tout le monde me dit que ma fille me ressemble, ça prouve qu'elle n'est pas un clône !
Cela dit, j'ai l'impression que beaucoup d'enfants sont un peu déboussolés par la grève des enseignants qui dure depuis deux semaines. Les crèches sont aussi fermées. Les assistantes maternelles devraient manifester demain devant la mairie pour leur retraite... mais celle de Sonia ne fait pas grève :-)

16.5.03


INTERLUDE


    Ah, ça fait drôle de penser qu'il y a un an, je n'en menais pas large, avec 4 de tension ! Quelle nuit ! Toutes les dix minutes l'appareil qui prenait ma tension faisait d'énormes bip-bip et quand tout s'est calmé, le bébé d'à côté (Thomas je crois) s'est mis à hurler.
    Cependant, je garde un souvenir enchanteur du 16 mai 2002. Je m'étais réveillée vers 6 heures le matin en regardant passer les avions et en me demandant si Honoré n'était pas dans l'un d'entre eux. Je savais qu'il avait eu son visa la veille et s'apprêtait à prendre l'avion, mais je ne connaissais pas l'heure. Je me suis demandée si ce soir nous ne serions pas les trois à Orsay : lui, moi, le bébé. Cette image m'a semblée sortir d'un conte de fée. Je me souviens ensuite que je n'arrivais pas à avaler le moindre verre d'eau. J'ai commencé à ressentir des contractions mais c'était supportable. Je crois que j'ai envisagé de prendre un comprimé de spasfon mais que je l'ai vomi peu après. Je notais l'heure des contractions et me balladais dès que ça devenait un peu pénible. Sinon, j'étais assise sur une chaise au balcon, profitant du soleil et guettant l'arrivée éventuelle d'Honoré. J'avais envie qu'il arrive avant de partir à la maternité.
    Finalement, j'ai appelé un taxi vers 10 heures après avoir arrosé les géraniums sur le balcon. Arrivée à la maternité, une sage-femme assez agée m'a oscultée après m'avoir fait remarqué que je n'avais pas les traits tirés d'une femme souffrant de contractions. "Vous en êtes à 3cm. Est-ce que vous avez envie d'accoucher aujourd'hui ? Si oui, on va percer la poche des eaux." J'ai répondu que oui, pourquoi pas, après tout, que ce soit aujourd'hui ou demain...
    Elle m'a installée dans une salle et a branché divers appareils. Jusqu'à midi, j'ai pu comparer les courbes qui sortaient et les contractions que je ressentais. La tension était normale... et je crois que j'étais surtout intéressée par tout l'appareillage électronique. Je pensais aussi aux copains de Lyon qui devaient se trouver à la terrasse du kébab du Tonkin. L'anesthésiste est venu vers 14 heures pour la péridurale. La sage-femme a percé la poche des eaux tout en me faisant remarquer que c'était bien ouvert et que j'aurais de toute façon accouché aujourd'hui.
    Ensuite, j'ai l'impression d'avoir passé l'après-midi à papoter avec une autre sage-femme et une ékève infirmière qui allait assister à son premier accouchement. Nous avons discuté de l'Afrique. la sage-femme connaissait bien le Sénégal. Son service s'arrêtait à 17 heures, mais elle était persuadée que j'allais accoucher avant. Effectivement, Sonia est née à 16h43. Je me souviens de l'étudiant qui voyait les cheveux du bébé alors qu'il n'était pas encore sorti. Je me souviens des difficultés que j'avais à pousser, n'ayant pas suivi de préparation à l'accouchement puisque la maternité était en manque de personnel à ce moment là. Finalement, il a fallu utiliser les forceps. J'entends encore le "clac" des ciseaux du chirurgien pour ouvrir le passage... En enfin, Sonia couchée sur mon ventre, cherchant mon sein. Puis, j'ai entendu la voix d'Honoré dans le couloir. Il devait être 19 heures. Nous étions les trois à Orsay comme je l'avais imaginé ce matin. Le bonheur, quoi...


CADEAUX !

Le carton Eveil&Jeux m'attendait à la poste ce soir. Je me suis amusée à empiler la pyramide de seaux... Sonia a tout fait tomber. Elle a adoré les instruments de musique, en particulier le xylophone. Je pensais qu'elle apprécierait les lunettes de soleil, mais non, pas moyen de les laisser sur son nez. En revanche, une fois le cordon enlevé, elle s'est endormie en jouant avec les branches.
En attendant à la poste, je l'ai descendue de la poussette pour la faire marcher un peu. Une dame qui attendait devant moi m'a fait remarquer qu'elle mettait les pieds trop en avant "elle doit passer beaucoup de temps dans le parc". A la maison pas trop. Peut-être chez la nourrice ? Enfin, ça s'explique certainement par le fait qu'elle commence tout juste à se mouvoir à quatre pattes.

15.5.03

Une BOUGIE

Depuis quelques minutes, nous sommes le 16 mai. C'est l'anniversaire de Sonia. Un an !
Je viens de terminer le gâteau. L'important, c'est la taille... et pour cela, il me faut remercier l'énorme oeuf de Pâques en chocolat trouvé au supermarché du coin. J'ai fait fondre un peu de chocolat pour cacher le "Joyeuses Paques" et le remplacer par un "1" en pâte d'amande. Pour le nid, j'ai fait un gâteau en mélangeant : 1 oeul avec 150 g de sucre et 7 cuillères de lait. Puis j'ai ajouté 200g de farine mélangée à de la levure et du sucre vanillé. Comme je le trouvais trop compacte, j'ai rajouté un peu de lait. Pour qu'il s'étende au maximum, je l'ai fait cuire dans un moule à tarte (Th 6 pendant 25 minutes).
Pendant ce temps, j'ai fait fondre 200g de chocolat noir et 50g de beurre au bain marie. J'en ai ensuite nappé le gâteau en ajoutant de la noix de coco pour le décors. J'ai déposé l'oeuf sur le chocolat encore chaud pour qu'il fonde un peu et adhère mieux (mais c'est pas gagné).
J'ai aussi fait un paquet-cadeau pour la flûte à bec... en attendant qu'Eveil&Jeux me livre ma commande, passée un peu trop tard.

4.5.03

BRAVO LES CANARDS !

Un long week-end de 4 jours s'achève. Nous en avons bien profité. Ce matin, grasse-matiné jusqu'à 10 heures, histoire de compenser le réveil à 3 heures. Nous sommes descendues faire un tour de marché vers midi. Il faisait déjà très chaud. Le thermomètre au-dessus de la mairie annonçait 20°C. Nous ne nous sommes pas éternisées histoire de limiter le nombre de collisions de poussettes et les mini-embouteillages. Que de monde !
A midi, Sonia n'avait pas très faim. Tant pis pour le choux-fleur ! Elle s'est endormie rapidement après le repas, mais un peu avant 15 heures, le voisin du dessus s'est lancé dans le bricolage. Nous avons donc décidé qu'il ne serait pas plus mal de terminer la sieste dans la poussette, tout en emportant le goûter au parc.
Nous avons eu droit au spectacle de trois canards, qui de temps en temps battaient des ailes, plongeaient, lançaient quelques coincoins. Sonia est restée fascinée dans la poussette, levant les mains en avant, souriant, sursautant selon les acrobaties des canards. Au bout d'une dizaine de minutes, elle s'est mise à applaudir doucement, regardant ses mains arriver l'une contre l'autre et faire un petit bruit qui n'effraya pas les canards. Je l'avais déjà vu essayer d'applaudir, surtout cette semaine, mais jamais aussi longtemps et généralement, c'est en faisant quelques accrobaties avant de s'endormir.
Nous avons laissé la poussette pour faire quelques pas. Un petit garçon avait un magnifique ballon de foot argenté, mais il ne prêta pas la moindre attention à Sonia, trop absorbé par les canards. Nous avons longé l'étang sur une quinzaine de mètre, puis en revenant sur nos pas, nous avons vu une dame se lever du rocher surlequel elle était assise. Elle nous a expliqué qu'un peu plus bas, il y avait une canne et ses cannetons. Nous nous sommes donc installées entre les rochers pour goûter : yahourt et banane aromatisée de quelques paquerettes.
Nous sommes rentrées par le chemin des écoliers. A 17 heures, nous étions devant le thermomètre de la mairie qui indiquait 26°C. Plus de deux heures de ballade estivale, voilà un avant-goût des vacances.

3.5.03

UNE MAIN !

Sonia peut marcher quand on ne la tient que d'une seule main. Elle va beaucoup moins vite que lorsqu'elle se sent bien soutenue, mais elle pose avec précaution un pied devant l'autre. Cette après-midi dans le parc, elle s'est maintenue toute seule debout pendant une dizaine de secondes au milieu des pissenlits et boutons d'or.
Mais quelle journée ! Nous avons reçu Christelle, une amie ivoirienne qui suit des études à Paris. Après avoir fait quelques accrobaties sur le clic-clac, nous sommes allées au parc. Les oies étaient sur un rocher à l'autre bout de l'étang. Nous nous sommes arrêtées en entendant leur cri. Un monsieur assis derrière nous sur un banc nous a fait remarquer la présence d'un héron cendré. Il nous a dit avoir vu ce matin des espèces de poules d'eau qui plongeaient et refaisaient surface un peu plus loin. Il nous a parlé du vol du héron cendré et du fait qu'il revenait souvent sur ce rocher, toujours le même. Contrairement aux oies qui étaient un cadeau à la ville, le héron a découvert le parc tout seul. Nous avons attendu un peu en discutant des rats qui se nourrissaient du pain que jetaient les gens aux canards et se faisaient ainsi de plus en plus nombreux. Puis l'oiseau s'est envolé, faisant battre ses longues ailes à quelques centimètres au-dessus de l'eau. Majestueux !
Nous avons poursuivi notre route. Sonia a réussit à enlever l'une de ses chaussures. J'ai remis le soulier mais comme elle montrait des signes d'impatience, je l'ai fait marcher un peu. Elle s'est amusée à courir derrière la poussette qui guidait Christelle. Nous sommes arrivées à un champ dans les bois. Elle a encore courru un peu, s'assayant pour se livrer à quelque passionnante activité d'arrachage d'herbe puis essayant de se relever toute seule pour faire quelques pas jusqu'à ce que quelque chose de plus passionnant l'arrête.
Finalement, je l'ai remise dans la poussette en position allongée et elle s'est endormie pendant le chemin du retour.
Elle s'est réveillée dans son lit une bonne heure après. Nous avons goûté puis nous avons racompagné Christelle jusqu'à l'arrêt de bus. Dans le parc, nous avons croisé Sarah et la nourrice. Nous avons discuté un peu, puis nous les avons invité à passer à la maison. Sarah a adoré les balles et la petite voiture de Sonia. Elle a également feuilleté quelques livres et testé le pouf gonflable.
Vers 19h30, l'heure du repas a sonné. Sarah et Sonia se sont assises, jouant du tambour sur la table. J'ai apporté quelques pommes de terre et Sarah a voulu donner à manger à Sonia. Quelle aventure ! Sonia piochait dans l'assiette avant que Sarah n'est le temps de remplir la cuillère !
Sarah s'envole demain pour Marseille mais elle reviendra le mois prochain...

2.5.03

DENTS DU BONHEUR

La quatrième dent de Sonia a percé aujourd'hui. Le petit espace entre les deux fins traits blancs qui apparaissent en haut laissent supposer qu'elle aura les dents du bonheur. Enfin, on verra...
En attendant, elle peut ainsi prendre des repas comme les grands. Hier soir, elle a bu sa soupe au bol. Ce midi, elle a semble-t-il apprécier les quenelles (lyonnaises, bien sûr).
Cette après-midi, nous sommes allées chez le photographe pour des photos d'identité puis à la mairie pour mettre à jour mon passeport et la rajouter dessus.

30.4.03

CLAC

Sonia sait faire claquer ses dents. Elle en a trois, une au-dessus et deux en bas.
Ce matin, c'était la visite du 12ième mois chez la pédiatre. Tout va pour le mieux. Sonia a été adorable et n'a pas bronché, ce qui ne semble pas être le cas de tous les petits patients.
Elle mesure 75,5 cm et pèse 10,5 kilos.

27.4.03

DANS LE VENT

Hier, à la médiathèque, nous avons emprunté "Comptines pour garder la cadence" de Pierre Coran et Gabriel Lefèvre (Casterman), "Bonhomme rond" d'Hervé Tullet (Seuil) et "Tout se joue de 0 à 4 ans" de Muriel Bienenstock et Michaël Bloch (Casterman).
Nous sommes rentrées épuisées, sans doute à cause du vent, mais peut-être aussi parce que le coin jeunesse se trouve à l'étage. Monter les escaliers est devenu un jeu pour Sonia, d'autant plus intéressant qu'elle se fait doubler par des adultes, des enfants qui courrent ou au contraire avancent doucement encore un peu maladroits avec papa ou maman derrière.
Sonia s'est ainsi endormie à 16h pour se réveiller à 19. Moi, je me suis allongée et j'ai lu "Tout se joue de 0 à 4 ans". Ce livre est intelligent. Les activités proposées ne sont pas forcément évidentes à mettre en oeuvre, comme par exemple réaliser des dominos en pate à modeler... et je ne suis pas certaines que pédiatres et puéricultrices approuvent les bons conseils donnés. Mais elles donnent des tas d'idées et de principes que je me suis empressée de suivre ce matin.
Souvenez-vous de jeux de votre enfance ! Au marché, nous avons trouvé deux petits trésors. Le premier est une espèce de girouette avec 7 fleurs de plastique accrochées à une roue orange fluo. J'ai coincé ça sur le côté de la poussette au retour. Sonia s'est amusée à toucher les fleurs du doigt pour que les empêcher de tourner. Le deuxième trésor est un petit tube "Bubbles - Super color". J'ai installé Sonia debout dans son parc, j'ai plongé le cercle dans le liquide savonné et j'ai envoyé quelques bulles en l'air en souflant dessus. Ah, le regard émerveillé ! Passé l'effet de surprise, le jeu a consisté à attrapper les bulles... pas facile !
Pour ce qui est des deux autres livres empruntés, nous les avons découvert hier à la veillée. De manière assez étonnante, j'ai constaté que les comptines l'intéressaient beaucoup plus que les gros dessins aux couleurs vives de "Bonhomme rond". J'ai lu la première comptine en tenant le livret devant moi et elle s'est penchée pour regarder, alors qu'elle avait l'autre livre cartonné dans les mains. L'une l'amuse particulièrement, surtout lorsque je mime les gestes :


    1,2,3,
    Pas à pas,
    Bras en haut,
    Bras en bas.
    1,2,3,
    Pas à pas,
    Genou haut,
    Genou bas.
    1,2,3,
    Pas à pas,
    Marche droit sans embûche :
    Te voilà une autruche.


Elle est sans doute sensible au rythme. J'avais déjà essayé de lui lire des histoires écrites de manière poétique comme "Sylvain le Dauphin" (Mango jeunesse) mais sans remarquer un grand intérêt. Une autre comptine de Coran qui l'amuse beaucoup est "Le boa a bu l'eau". Muriel Bienenstock et Michaël Bloch ont sans doute raison lorsqu'ils écrivent à propos des récits "La moindre aventure le fait voyager dans son imaginaire. Mais n'oubliez jamais que c'est vous qui le passionnez."


25.4.03

PAPA

Depuis trois jours, Sonia prononce le mot papa. Ce n'est certainement pas grâce à son père qui s'éloigne de plus en plus. Nous lui avons téléphoné le week-end dernier et j'ai raccroché assez rapidement parce que Sonia s'impatientait dans le parc, alors que généralement le téléphone l'amuse. De mon côté, j'étais aussi très énervée par ses questions complètement à côté de la plaque. Est-ce que tu allaites toujours ? Est-ce que Sonia se tient assise toute seule ? Je lui ai envoyé une copie du weblog ainsi que des photos. Je l'appelle environ tous le quinze jours. M'enfin... Bon, ne jugeons pas. Le Burkina Faso, c'est un autre univers. Il y est depuis juillet 2002 au départ pour des raisons familliales.
Si Sonia dit papa, c'est plutôt grâce à Sarah, la petite-fille de la nourrice, en vacance chez ses grands-parents depuis une semaine. Sarah doit avoir 4 ou 5 ans. C'est une vraie princesse, métisse aux yeux bleus. Sa maman est enceinte de 5 mois. Elle s'occupe beaucoup de Sonia et Reihan, en attendant avec impatience son petit-frère (qui sera peut-être une petite soeur). Ce matin, elle était encore en pyjama quand nous sommes arrivées. Peu après avoir vu Sonia vêtue d'une robe, elle a voulu mettre aussi un collant. D'après la nourrice, Sarah prononce souvent le mot papi, ce qui pourrait explique que Sonia dise papa.

13.4.03

MARIUS, EMMA, INES et les autres

Il m'arrive souvent de trouver Sonia d'une incroyable sagesse. Ce fut le cas dès le matin où elle a tranquillement joué. Cette après-midi, nous sommes parties au grand parc vers 14h30. Nous avons pris la grand poussette et non la poussette canne. Tout d'abord parce qu'elle a les roues d'un 4x4 ce qui est bien pratique pour traverser la ville sans faire de détours à cause des travaux. Elle est aussi plus confortable avec capot pour se protéger du vent (ou du soleil) et possibilité de position allongée.
Le temps était beau mais il y avait tellement de vent ce matin que les bodies et autres bavoirs ont séché en à peine deux heures sur le balcon. J'avais habillé Sonia assez légérement d'un ensemble rose fleuri et de sa veste verte imperméable.
A peine arrivées au parc, je me suis rendue compte que le haut de son imperméable était trempé. Elle l'avait sucé pendant tout le trajet ! Bien sûr, j'avais oublié de prendre une veste de rechange. Je lui ai donc enlevé lors de la première escapade dans l'immense prairie couverte de paquerettes, histoire qu'elle sèche un peu. Après quelques pas, Sonia s'est assise près d'un pissenlit et s'est amusée à arracher un peu d'herbe. Nous serions restées plus longtemps si je n'avais vu un berger allemand filer à vive allure le long de l'étang. Sa maîtresse était un peu en retrait mais mieux vaut être prudent ! Heureusement que les chiens doivent être tenus en laisse de 8h30 à 20h30...
Nous avons rejoint le chemin goudronné, pris à gauche pour atteindre plus vite l'étang. Deux dames âgées qui nous ont croisé chaudement vêtue ont jeté un regard critique. Oui... je sais... je devrais habiller un peu plus ma fille... Mais bon, mieux vaut n'avoir qu'une épaisseur sèche que deux mouillées. De toute façon, elle n'a pratiquement pas été malade pendant tout l'hiver contrairement à beaucoup de bébés dont les yeux émergent à peine des multiples strates de vêtements.
Nous nous sommes arrêtées au pied d'un chemin de terre qui montait dans la forêt. Des planches de bois tenues par un petit rondin à chaque extrémité faisaient office d'escalier, ce qui amuse beaucoup Sonia en ce moment. Dès qu'elle voit un objet sur lequel elle peut monter, elle ne s'en prive pas. Nous nous sommes assises en haut de la troisième marche. Il y avait d'intéressants cailloux qui méritaient une grande attention. Quel plaisir de les lancer et de calculer leur trajectoire pour mieux les ramasser ! Nous sommes redescendues vers la poussette, mot que Sonia comprends très bien maintenant, puisqu'elle s'est dirigée au bon endroit. Nous avons enfilé la veste, regardé deux enfants faire la course en roller avant de poursuivre notre route.
Un peu plus loin, deux oies discutaient dans l'étang, chacune montée sur une pierre. Sonia les a regardé avec étonnement se relever, secouer des ailes, puis replonger le bec dans l'eau. Quel spectacle !
Une dizaine de minutes plus tard, nous avons poursuivi notre périple. Après quelques haltes plus brèves, nous sommes arrivées dans le petit bosquet de saules pleureurs. Là, c'est un baton qui a intéressé Sonia, assise au milieu d'un carré d'herbe. Elle a éclaté de rire lorsque j'ai fait mine de lui prendre dans sa main en le secouant. Elle me l'a donné, mais pour enfiler dans sa bouche quelques feuilles ramassées à la va-vite. Lorsque j'ai dit "non, non, non..." et que j'ai essuyé un bout d'herbe sur le bout de ses lèvres, elle m'a regardée en souriant... Je vous ai compris ! Nous avons utilisé la fonction 4x4 de la poussette pour traverser le pré et atteindre directement un étrange terrain de jeu au milieu des bois.
Nous nous sommes assise sur un banc pour regarder quelques tarzans suspendus à une échelle. Puis nous nous sommes approchées malgrés la quantité incroyable de choses intéressantes au sol. Après quelques tentatives d'escalades, nous sommes arrivées près de la maison d'Emma, où sa gentille maman nous a fait la causette.
"Quel âge a-t-elle ?
- 11 mois...
- Oh, elle n'est pas en retard !
- Il faut encore bien la tenir. Elle ne marche pas encore toute seule.
- La mienne a marché à 20 mois. Oh, ça dépend des enfants, vous savez. Comment s'appelle-t-elle ?
- Sonia. Mais elle n'a jamais marché à quatre pattes.
- Ma fille non plus"
Emma doit avoir 3 ou 4 ans. Elle a élu domicile sur l'un des jeux en bois, sur une partie en hauteur, abritée par un petit toit. "Oh, le bébé fait des bulles" a-t-elle déclaré un peu plus tard. Effectivement, Sonia bavait un peu. Sa maman avait du lui transmettre sa poésie et son imagination. Près de nous, une petite tête blonde faisait ses premiers pas, solidement tenus par sa maman, peu avenante quand à elle. "Marius !" s'est alors écriée Emma. Mais non, a répondu sa maman, il ne s'appelle certainement pas Marius même si c'est aussi un bébé. Sonia est allé à sa rencontre, ce qui nous a valu une superbe grimace pleine de dents. Un peu étonnée, j'ai demandé son âge "15 mois, mais il a mis ses premières dents à 3 mois !"
Je n'avais pas pris ma montre, mais je sentais que l'heure du goûter devait approcher. Nous avons donc pris le chemin du retour. Nous avons croisé Marc, avec qui j'ai discuté de vacances, de télévision et de guerre en Irak. Sonia nous a écouté avec calme et sagesse, tournant même la tête pour nous voir de temps en temps. La fatigue se faisant sentir, j'ai mis la poussette en position allongée et nous avons pris congé du parc et de Marc. Un peu plus loin, une fillette qui promenait sa poupée dans une mini poussette canne fut curieuse de voir un vrai bébé. Nous avons donc fait une pause mais la gamine semblait surtout intéressée par la sucette de Sonia.
Presque arrivées à la maison, nous avons croisé deux de mes collègues et leur fille Inès, véritable star de 4 ans avec lunettes de soleil rose. Elle poussait aussi un landeau avec un ours en peluche dedans. Pour répondre à la question "est-ce qu'elle marche ?", j'ai sorti Sonia de la poussette. Quelle joie de faire une démonstration ! Qu'est-ce qu'elles sont belles les chaussures brillantes d'Inès ! Mais celle-ci a semble-t-il plutôt eu peur que Sonia lui prenne son landeau. Pensant qu'elle était fatiguée de marcher, j'ai repris Sonia dans mes bras mais elle s'est de suite penchée vers le sol et s'est dirigée vers la maison.
Je l'ai remise dans la poussette. Il était 16h30 lorsque nous avons atteint l'appartement. Nous avons goûté d'une banane et d'un petit suisse. La croyant fatiguée, je l'ai couchée avec moi sur mon lit, mais elle s'est amusée à se tourner dans tous les sens et à se déplacer ainsi. Elle a également martyrisé le pauvre Pollux, l'énorme chien en peluche dans lequel elle adore donner des coups de pied quand elle ne lui arrache pas ses poils. Finalement, elle ne s'est endormie qu'après le bain puis le biberon du soir, mais sans avoir besoin qu'on la berce. Etrange, non ?

11.4.03

DE L'ART DU CAPRICE

Ce soir, Sonia m'attendait sur les genoux de sa nourrice, assise avec trois autres femmes sur un banc près de son immeuble. Une ribambelle d'enfants les entouraient. La petite moue de Sonia s'est transformée en sourire dès qu'elle m'a aperçue. La dame un peu âgée assise à côté de la nourrice n'a pu s'empêcher de dire "Ah, sa maman, elle la reconnait". Une petite fille m'a jeté un regard interrogateur du style "Elle ? la maman de ce bébé ?"
Sonia semblait avoir envie de marcher. La nourrice m'a dit qu'elle s'était déjà beaucoup dépensé aujourd'hui. Elle avait bloqué les freins de la poussette canne pour qu'elle puisse s'appuyer dessus. J'ai donc pris Sonia par les mains. Elle s'est dirigée vers le muret derrière le banc et a essayé de l'escalader. Je l'ai soulevée et l'ai posé dessus, mais son pied a glissé et elle s'est mise à pleurer. Je n'ai vu aucune égratignure. Je l'ai remise sur ses jambes pour vérifier qu'elle tenait encore dessus. Dans la direction de la maison, une fillette qui sautait avec une belle corde fluo a attiré son attention. Après quelques pas, je l'ai prise et l'ai déposée dans la poussette. Quelques secondes plus tard, j'avais droit à une vraie crise de larmes que rien ne semblait arrêter, provoquant l'attroupement des enfants qui jouaient autour du banc de la nourrice.
Nous avons donc pris congé. Quelques mètres ont suffit pour arrêter les pleurs. En bas de l'immeuble, j'avais droit à un large sourire complice. Ah... quel talent ! Elle a été d'excellente humeur toute la soirée et je n'ai vu ni bleu, ni égratignure en lui prenant son bain. Nous sommes ensuite restées un bon bout de temps à regarder le soleil se coucher.

6.4.03

FOOT

Nous sommes passés à l'heure d'été depuis une semaine, mais Sonia est toujours à l'heure d'hiver. Elle a goûté à 17 heures au lieu de 16 heures. Nous sommes ensuite descendues pour trouver un peu de verdure. Le premier point de chute fut un mauvais choix. Il y avait surtout des bouts de papier et un gros chien noir nous a rendu visite. Sonia avait ramassé un petit bout de bois, et il était hors de question de la lâcher. Nous nous sommes dirigées vers l'air de jeu proche de l'immeuble. Sonia était à peine assise qu'un petit Alan, agé de 2 ans s'est installé en face d'elle. Il avait aussi un bout de bois dans la main et a commencé à l'imiter en arrachant les brins d'herbe. Peu après, une fillette est arrivée poussant devant elle un ballon de foot. Sonia a de suite demandé à se lever et s'est mis à suivre le ballon. Nous avons joué ainsi pendant un petit quart d'heure, la fillette s'amusant à faire des passes à Sonia qui donnait des petits coups de pied dans le ballon, avant d'essayer de le rattrapper.
Il faut dire qu'elle a eu 15 jours d'entraînement intensif chez ses grands parents à la campagne d'où nous sommes revenues hier. Les poules jouaient le rôle du ballon et n'avaient pas besoin de coup de pied pour avancer !

20.3.03

BOUM !

Sonia s'est réveillée vers 2 heures du matin et a mis un peu de temps avant de s'endormir de nouveau. En allumant ma télévision ce matin, j'étais étonnée de voir Bush et Saddam à la place de Franklin et Tabaluga. La guerre est-elle plus importante que les dessins-animés ? Est-ce bien raisonnable d'imposer ces images à des enfants au réveil ? Ah... ils sont beaux les discours contre la violence dans les films !
Sonia s'est donc réveillée à l'heure des première frappes américaines, comme sans doute des centaines de bébés à Bagdad. Ce soir, je la berçais en chantant l'Aigle Noir et je pensais à toutes les mères qui devaient être en train de faire la même chose dans le monde et surtout à celles qui auraient à calmer leurs enfants pour qu'ils s'endorment après la prochaine attaque aérienne.

Avais-je la tête ailleurs ? Le temps d'aller chercher mon sac à main ce matin, j'ai déposé Sonia dans sa poussette-canne sans l'attacher. J'ai entendu des pleurs quelques secondes plus tard. Elle était tombée en se penchant à l'avant et se trouvait à plat-ventre sur le sol. Je l'ai étendue sur mon lit, j'ai mis un gant de toilette d'eau froide sur son front et j'ai vérifié que bras et jambes fonctionnaient sans cri de douleur. Comme un bleu commençait à apparaître sur le front, j'ai mis des glaçons puis je l'ai badigeonnée d'Arnica. Quelle frayeur ! J'ai attendu un petit quart d'heure avant de me dirriger chez la nourrice, histoire de vérifier que tout allait bien, ou du moins aussi bien que possible. Ce soir, il y a une toute petit bosse, sans doute pas la dernière... Mais qu'est-ce que je m'en veux de ce manque de vigilance !

10.3.03

LES COPINES

Le week-end dernier, nous avons eu la visite de ma soeur et de son fiancé. Deux semaines plus tôt, mes parents et mon autre soeur débarquaient. Quand Sonia passe un peu de temps avec des membres de sa famille, une certaine excitation la gagne et met quelques jours à se dissiper. Cela se traduit par une certaine nervosité et de nombreux éclats de rire. Elle a aussi tendance à rechercher les bras et à ne pas aimer se retrouver seule dans une pièce.
Ce week-end fut plus calme. Nous sommes passées à la médiathèque samedi. Nous avons bien rencontré un autre bébé mais il restait sagement dans sa poussette, sucette au bec, pendant que Sonia faisait quelques pas après avoir lu Ciel&Espace sur mes genoux. D'ailleurs, losque je m'accroupis pour la tenir, je me rends compte à quoi ressemble le monde vu à un mètre du sol.
Dimanche après-midi, nous sommes allées tester l'aire de jeu au pied de l'immeuble voisin. Quatre enfants jouaient à se faire tomber d'une balançoire. Leurs cris a attiré l'attention de Sonia et elle s'est pris d'intérêt pour leurs chutes. Il n'y a pas à dire... elle va à la rencontre des autres ! Un autre bébé tenant sa maman d'une main est passé mais n'a fait que pleurnicher derrière sa tétine pendant que son grand-frère testait le toboggan.
En rentrant, quatre petites voisines jouaient au chat au pied de l'immeuble. La plus grande, Emilie, a porté Sonia pendant quelques secondes. Sa soeur s'est inquiétée de voir un bébé qui ne marchait pas encore. Nous les avons aussi regardé jouer tout en papotant.



22.2.03

UN MARRON

Ce matin, sur le balcon, Sonia a trouvé un marron. Après le goûter, elle jouait toujours avec se même marron, assise sur le sol, le laissant tomber pour mieux le reprendre ou le repoussant le plus loin possible pour le ramener à elle. Elle a bien tenté de le mettre quelques fois dans sa bouche, mais a assez vite compris que j'allais lui reprendre si elle le faisait. Car, oui, c'était son marron. En général, on peut lui proposer un autre jouet pour qu'elle lâche un objet. Là, non... C'était le marron et rien d'autre. Seul le bain est parvenu à le lui faire oublier.
En début d'après-midi, nous sommes allées au grand parc. Le soleil brillait même si le thermomètre au-dessus de la mairie indiquait seulement 9°C. Nous avons pris notre temps. Nous nous sommes tout d'abord arrêtées près d'un banc pour faire quelques pas. Un terrain de jeu vide nous a ensuite attirées. Il y avait trois ou quatres balançoires sur ressort, mais le plus intéressant fut un avion ayant la forme d'un banc sur lequel étaient posés des cailloux. Trois bambins sont ensuite arrivés avec un ballon en plastique. Nous les avons regardés faire quelques passes puis avons repris la direction du parc.
Celui-ci était plutôt calme, la plupart des gens devant faire leur sieste. J'ai pratiquement vu Sonia courir après deux pies. Je la tenais et elle a avancé dans l'herbe sans se soucier d'une petite butte posant mécaniquement un pied le plus loin possible devant l'autre. Bien sûr, les pies se sont sauvées un peu plus loin. Nous avons donc regagné la poussette pour atteindre de jeunes arbres plantés très près les uns des autres. Sonia s'est alors intéressée à un bourgeon avant de ramasser une feuille sèche par terre. L'étape suivant fut la plage et là, j'ai aidé Sonia a arracher un jonc. Elle s'en est occupée pendant tout le long trajet de retour, étant très fatiguée. Quel plaisir de la voir ainsi la fleur aux dents !
Une autre découverte de la journée fut le prisme et les belles couleurs qu'il produisait au plafond. Ah, le Soleil a aussi des avantages !