27.4.03

DANS LE VENT

Hier, à la médiathèque, nous avons emprunté "Comptines pour garder la cadence" de Pierre Coran et Gabriel Lefèvre (Casterman), "Bonhomme rond" d'Hervé Tullet (Seuil) et "Tout se joue de 0 à 4 ans" de Muriel Bienenstock et Michaël Bloch (Casterman).
Nous sommes rentrées épuisées, sans doute à cause du vent, mais peut-être aussi parce que le coin jeunesse se trouve à l'étage. Monter les escaliers est devenu un jeu pour Sonia, d'autant plus intéressant qu'elle se fait doubler par des adultes, des enfants qui courrent ou au contraire avancent doucement encore un peu maladroits avec papa ou maman derrière.
Sonia s'est ainsi endormie à 16h pour se réveiller à 19. Moi, je me suis allongée et j'ai lu "Tout se joue de 0 à 4 ans". Ce livre est intelligent. Les activités proposées ne sont pas forcément évidentes à mettre en oeuvre, comme par exemple réaliser des dominos en pate à modeler... et je ne suis pas certaines que pédiatres et puéricultrices approuvent les bons conseils donnés. Mais elles donnent des tas d'idées et de principes que je me suis empressée de suivre ce matin.
Souvenez-vous de jeux de votre enfance ! Au marché, nous avons trouvé deux petits trésors. Le premier est une espèce de girouette avec 7 fleurs de plastique accrochées à une roue orange fluo. J'ai coincé ça sur le côté de la poussette au retour. Sonia s'est amusée à toucher les fleurs du doigt pour que les empêcher de tourner. Le deuxième trésor est un petit tube "Bubbles - Super color". J'ai installé Sonia debout dans son parc, j'ai plongé le cercle dans le liquide savonné et j'ai envoyé quelques bulles en l'air en souflant dessus. Ah, le regard émerveillé ! Passé l'effet de surprise, le jeu a consisté à attrapper les bulles... pas facile !
Pour ce qui est des deux autres livres empruntés, nous les avons découvert hier à la veillée. De manière assez étonnante, j'ai constaté que les comptines l'intéressaient beaucoup plus que les gros dessins aux couleurs vives de "Bonhomme rond". J'ai lu la première comptine en tenant le livret devant moi et elle s'est penchée pour regarder, alors qu'elle avait l'autre livre cartonné dans les mains. L'une l'amuse particulièrement, surtout lorsque je mime les gestes :


    1,2,3,
    Pas à pas,
    Bras en haut,
    Bras en bas.
    1,2,3,
    Pas à pas,
    Genou haut,
    Genou bas.
    1,2,3,
    Pas à pas,
    Marche droit sans embûche :
    Te voilà une autruche.


Elle est sans doute sensible au rythme. J'avais déjà essayé de lui lire des histoires écrites de manière poétique comme "Sylvain le Dauphin" (Mango jeunesse) mais sans remarquer un grand intérêt. Une autre comptine de Coran qui l'amuse beaucoup est "Le boa a bu l'eau". Muriel Bienenstock et Michaël Bloch ont sans doute raison lorsqu'ils écrivent à propos des récits "La moindre aventure le fait voyager dans son imaginaire. Mais n'oubliez jamais que c'est vous qui le passionnez."


25.4.03

PAPA

Depuis trois jours, Sonia prononce le mot papa. Ce n'est certainement pas grâce à son père qui s'éloigne de plus en plus. Nous lui avons téléphoné le week-end dernier et j'ai raccroché assez rapidement parce que Sonia s'impatientait dans le parc, alors que généralement le téléphone l'amuse. De mon côté, j'étais aussi très énervée par ses questions complètement à côté de la plaque. Est-ce que tu allaites toujours ? Est-ce que Sonia se tient assise toute seule ? Je lui ai envoyé une copie du weblog ainsi que des photos. Je l'appelle environ tous le quinze jours. M'enfin... Bon, ne jugeons pas. Le Burkina Faso, c'est un autre univers. Il y est depuis juillet 2002 au départ pour des raisons familliales.
Si Sonia dit papa, c'est plutôt grâce à Sarah, la petite-fille de la nourrice, en vacance chez ses grands-parents depuis une semaine. Sarah doit avoir 4 ou 5 ans. C'est une vraie princesse, métisse aux yeux bleus. Sa maman est enceinte de 5 mois. Elle s'occupe beaucoup de Sonia et Reihan, en attendant avec impatience son petit-frère (qui sera peut-être une petite soeur). Ce matin, elle était encore en pyjama quand nous sommes arrivées. Peu après avoir vu Sonia vêtue d'une robe, elle a voulu mettre aussi un collant. D'après la nourrice, Sarah prononce souvent le mot papi, ce qui pourrait explique que Sonia dise papa.

13.4.03

MARIUS, EMMA, INES et les autres

Il m'arrive souvent de trouver Sonia d'une incroyable sagesse. Ce fut le cas dès le matin où elle a tranquillement joué. Cette après-midi, nous sommes parties au grand parc vers 14h30. Nous avons pris la grand poussette et non la poussette canne. Tout d'abord parce qu'elle a les roues d'un 4x4 ce qui est bien pratique pour traverser la ville sans faire de détours à cause des travaux. Elle est aussi plus confortable avec capot pour se protéger du vent (ou du soleil) et possibilité de position allongée.
Le temps était beau mais il y avait tellement de vent ce matin que les bodies et autres bavoirs ont séché en à peine deux heures sur le balcon. J'avais habillé Sonia assez légérement d'un ensemble rose fleuri et de sa veste verte imperméable.
A peine arrivées au parc, je me suis rendue compte que le haut de son imperméable était trempé. Elle l'avait sucé pendant tout le trajet ! Bien sûr, j'avais oublié de prendre une veste de rechange. Je lui ai donc enlevé lors de la première escapade dans l'immense prairie couverte de paquerettes, histoire qu'elle sèche un peu. Après quelques pas, Sonia s'est assise près d'un pissenlit et s'est amusée à arracher un peu d'herbe. Nous serions restées plus longtemps si je n'avais vu un berger allemand filer à vive allure le long de l'étang. Sa maîtresse était un peu en retrait mais mieux vaut être prudent ! Heureusement que les chiens doivent être tenus en laisse de 8h30 à 20h30...
Nous avons rejoint le chemin goudronné, pris à gauche pour atteindre plus vite l'étang. Deux dames âgées qui nous ont croisé chaudement vêtue ont jeté un regard critique. Oui... je sais... je devrais habiller un peu plus ma fille... Mais bon, mieux vaut n'avoir qu'une épaisseur sèche que deux mouillées. De toute façon, elle n'a pratiquement pas été malade pendant tout l'hiver contrairement à beaucoup de bébés dont les yeux émergent à peine des multiples strates de vêtements.
Nous nous sommes arrêtées au pied d'un chemin de terre qui montait dans la forêt. Des planches de bois tenues par un petit rondin à chaque extrémité faisaient office d'escalier, ce qui amuse beaucoup Sonia en ce moment. Dès qu'elle voit un objet sur lequel elle peut monter, elle ne s'en prive pas. Nous nous sommes assises en haut de la troisième marche. Il y avait d'intéressants cailloux qui méritaient une grande attention. Quel plaisir de les lancer et de calculer leur trajectoire pour mieux les ramasser ! Nous sommes redescendues vers la poussette, mot que Sonia comprends très bien maintenant, puisqu'elle s'est dirigée au bon endroit. Nous avons enfilé la veste, regardé deux enfants faire la course en roller avant de poursuivre notre route.
Un peu plus loin, deux oies discutaient dans l'étang, chacune montée sur une pierre. Sonia les a regardé avec étonnement se relever, secouer des ailes, puis replonger le bec dans l'eau. Quel spectacle !
Une dizaine de minutes plus tard, nous avons poursuivi notre périple. Après quelques haltes plus brèves, nous sommes arrivées dans le petit bosquet de saules pleureurs. Là, c'est un baton qui a intéressé Sonia, assise au milieu d'un carré d'herbe. Elle a éclaté de rire lorsque j'ai fait mine de lui prendre dans sa main en le secouant. Elle me l'a donné, mais pour enfiler dans sa bouche quelques feuilles ramassées à la va-vite. Lorsque j'ai dit "non, non, non..." et que j'ai essuyé un bout d'herbe sur le bout de ses lèvres, elle m'a regardée en souriant... Je vous ai compris ! Nous avons utilisé la fonction 4x4 de la poussette pour traverser le pré et atteindre directement un étrange terrain de jeu au milieu des bois.
Nous nous sommes assise sur un banc pour regarder quelques tarzans suspendus à une échelle. Puis nous nous sommes approchées malgrés la quantité incroyable de choses intéressantes au sol. Après quelques tentatives d'escalades, nous sommes arrivées près de la maison d'Emma, où sa gentille maman nous a fait la causette.
"Quel âge a-t-elle ?
- 11 mois...
- Oh, elle n'est pas en retard !
- Il faut encore bien la tenir. Elle ne marche pas encore toute seule.
- La mienne a marché à 20 mois. Oh, ça dépend des enfants, vous savez. Comment s'appelle-t-elle ?
- Sonia. Mais elle n'a jamais marché à quatre pattes.
- Ma fille non plus"
Emma doit avoir 3 ou 4 ans. Elle a élu domicile sur l'un des jeux en bois, sur une partie en hauteur, abritée par un petit toit. "Oh, le bébé fait des bulles" a-t-elle déclaré un peu plus tard. Effectivement, Sonia bavait un peu. Sa maman avait du lui transmettre sa poésie et son imagination. Près de nous, une petite tête blonde faisait ses premiers pas, solidement tenus par sa maman, peu avenante quand à elle. "Marius !" s'est alors écriée Emma. Mais non, a répondu sa maman, il ne s'appelle certainement pas Marius même si c'est aussi un bébé. Sonia est allé à sa rencontre, ce qui nous a valu une superbe grimace pleine de dents. Un peu étonnée, j'ai demandé son âge "15 mois, mais il a mis ses premières dents à 3 mois !"
Je n'avais pas pris ma montre, mais je sentais que l'heure du goûter devait approcher. Nous avons donc pris le chemin du retour. Nous avons croisé Marc, avec qui j'ai discuté de vacances, de télévision et de guerre en Irak. Sonia nous a écouté avec calme et sagesse, tournant même la tête pour nous voir de temps en temps. La fatigue se faisant sentir, j'ai mis la poussette en position allongée et nous avons pris congé du parc et de Marc. Un peu plus loin, une fillette qui promenait sa poupée dans une mini poussette canne fut curieuse de voir un vrai bébé. Nous avons donc fait une pause mais la gamine semblait surtout intéressée par la sucette de Sonia.
Presque arrivées à la maison, nous avons croisé deux de mes collègues et leur fille Inès, véritable star de 4 ans avec lunettes de soleil rose. Elle poussait aussi un landeau avec un ours en peluche dedans. Pour répondre à la question "est-ce qu'elle marche ?", j'ai sorti Sonia de la poussette. Quelle joie de faire une démonstration ! Qu'est-ce qu'elles sont belles les chaussures brillantes d'Inès ! Mais celle-ci a semble-t-il plutôt eu peur que Sonia lui prenne son landeau. Pensant qu'elle était fatiguée de marcher, j'ai repris Sonia dans mes bras mais elle s'est de suite penchée vers le sol et s'est dirigée vers la maison.
Je l'ai remise dans la poussette. Il était 16h30 lorsque nous avons atteint l'appartement. Nous avons goûté d'une banane et d'un petit suisse. La croyant fatiguée, je l'ai couchée avec moi sur mon lit, mais elle s'est amusée à se tourner dans tous les sens et à se déplacer ainsi. Elle a également martyrisé le pauvre Pollux, l'énorme chien en peluche dans lequel elle adore donner des coups de pied quand elle ne lui arrache pas ses poils. Finalement, elle ne s'est endormie qu'après le bain puis le biberon du soir, mais sans avoir besoin qu'on la berce. Etrange, non ?

11.4.03

DE L'ART DU CAPRICE

Ce soir, Sonia m'attendait sur les genoux de sa nourrice, assise avec trois autres femmes sur un banc près de son immeuble. Une ribambelle d'enfants les entouraient. La petite moue de Sonia s'est transformée en sourire dès qu'elle m'a aperçue. La dame un peu âgée assise à côté de la nourrice n'a pu s'empêcher de dire "Ah, sa maman, elle la reconnait". Une petite fille m'a jeté un regard interrogateur du style "Elle ? la maman de ce bébé ?"
Sonia semblait avoir envie de marcher. La nourrice m'a dit qu'elle s'était déjà beaucoup dépensé aujourd'hui. Elle avait bloqué les freins de la poussette canne pour qu'elle puisse s'appuyer dessus. J'ai donc pris Sonia par les mains. Elle s'est dirigée vers le muret derrière le banc et a essayé de l'escalader. Je l'ai soulevée et l'ai posé dessus, mais son pied a glissé et elle s'est mise à pleurer. Je n'ai vu aucune égratignure. Je l'ai remise sur ses jambes pour vérifier qu'elle tenait encore dessus. Dans la direction de la maison, une fillette qui sautait avec une belle corde fluo a attiré son attention. Après quelques pas, je l'ai prise et l'ai déposée dans la poussette. Quelques secondes plus tard, j'avais droit à une vraie crise de larmes que rien ne semblait arrêter, provoquant l'attroupement des enfants qui jouaient autour du banc de la nourrice.
Nous avons donc pris congé. Quelques mètres ont suffit pour arrêter les pleurs. En bas de l'immeuble, j'avais droit à un large sourire complice. Ah... quel talent ! Elle a été d'excellente humeur toute la soirée et je n'ai vu ni bleu, ni égratignure en lui prenant son bain. Nous sommes ensuite restées un bon bout de temps à regarder le soleil se coucher.

6.4.03

FOOT

Nous sommes passés à l'heure d'été depuis une semaine, mais Sonia est toujours à l'heure d'hiver. Elle a goûté à 17 heures au lieu de 16 heures. Nous sommes ensuite descendues pour trouver un peu de verdure. Le premier point de chute fut un mauvais choix. Il y avait surtout des bouts de papier et un gros chien noir nous a rendu visite. Sonia avait ramassé un petit bout de bois, et il était hors de question de la lâcher. Nous nous sommes dirigées vers l'air de jeu proche de l'immeuble. Sonia était à peine assise qu'un petit Alan, agé de 2 ans s'est installé en face d'elle. Il avait aussi un bout de bois dans la main et a commencé à l'imiter en arrachant les brins d'herbe. Peu après, une fillette est arrivée poussant devant elle un ballon de foot. Sonia a de suite demandé à se lever et s'est mis à suivre le ballon. Nous avons joué ainsi pendant un petit quart d'heure, la fillette s'amusant à faire des passes à Sonia qui donnait des petits coups de pied dans le ballon, avant d'essayer de le rattrapper.
Il faut dire qu'elle a eu 15 jours d'entraînement intensif chez ses grands parents à la campagne d'où nous sommes revenues hier. Les poules jouaient le rôle du ballon et n'avaient pas besoin de coup de pied pour avancer !

20.3.03

BOUM !

Sonia s'est réveillée vers 2 heures du matin et a mis un peu de temps avant de s'endormir de nouveau. En allumant ma télévision ce matin, j'étais étonnée de voir Bush et Saddam à la place de Franklin et Tabaluga. La guerre est-elle plus importante que les dessins-animés ? Est-ce bien raisonnable d'imposer ces images à des enfants au réveil ? Ah... ils sont beaux les discours contre la violence dans les films !
Sonia s'est donc réveillée à l'heure des première frappes américaines, comme sans doute des centaines de bébés à Bagdad. Ce soir, je la berçais en chantant l'Aigle Noir et je pensais à toutes les mères qui devaient être en train de faire la même chose dans le monde et surtout à celles qui auraient à calmer leurs enfants pour qu'ils s'endorment après la prochaine attaque aérienne.

Avais-je la tête ailleurs ? Le temps d'aller chercher mon sac à main ce matin, j'ai déposé Sonia dans sa poussette-canne sans l'attacher. J'ai entendu des pleurs quelques secondes plus tard. Elle était tombée en se penchant à l'avant et se trouvait à plat-ventre sur le sol. Je l'ai étendue sur mon lit, j'ai mis un gant de toilette d'eau froide sur son front et j'ai vérifié que bras et jambes fonctionnaient sans cri de douleur. Comme un bleu commençait à apparaître sur le front, j'ai mis des glaçons puis je l'ai badigeonnée d'Arnica. Quelle frayeur ! J'ai attendu un petit quart d'heure avant de me dirriger chez la nourrice, histoire de vérifier que tout allait bien, ou du moins aussi bien que possible. Ce soir, il y a une toute petit bosse, sans doute pas la dernière... Mais qu'est-ce que je m'en veux de ce manque de vigilance !

10.3.03

LES COPINES

Le week-end dernier, nous avons eu la visite de ma soeur et de son fiancé. Deux semaines plus tôt, mes parents et mon autre soeur débarquaient. Quand Sonia passe un peu de temps avec des membres de sa famille, une certaine excitation la gagne et met quelques jours à se dissiper. Cela se traduit par une certaine nervosité et de nombreux éclats de rire. Elle a aussi tendance à rechercher les bras et à ne pas aimer se retrouver seule dans une pièce.
Ce week-end fut plus calme. Nous sommes passées à la médiathèque samedi. Nous avons bien rencontré un autre bébé mais il restait sagement dans sa poussette, sucette au bec, pendant que Sonia faisait quelques pas après avoir lu Ciel&Espace sur mes genoux. D'ailleurs, losque je m'accroupis pour la tenir, je me rends compte à quoi ressemble le monde vu à un mètre du sol.
Dimanche après-midi, nous sommes allées tester l'aire de jeu au pied de l'immeuble voisin. Quatre enfants jouaient à se faire tomber d'une balançoire. Leurs cris a attiré l'attention de Sonia et elle s'est pris d'intérêt pour leurs chutes. Il n'y a pas à dire... elle va à la rencontre des autres ! Un autre bébé tenant sa maman d'une main est passé mais n'a fait que pleurnicher derrière sa tétine pendant que son grand-frère testait le toboggan.
En rentrant, quatre petites voisines jouaient au chat au pied de l'immeuble. La plus grande, Emilie, a porté Sonia pendant quelques secondes. Sa soeur s'est inquiétée de voir un bébé qui ne marchait pas encore. Nous les avons aussi regardé jouer tout en papotant.



22.2.03

UN MARRON

Ce matin, sur le balcon, Sonia a trouvé un marron. Après le goûter, elle jouait toujours avec se même marron, assise sur le sol, le laissant tomber pour mieux le reprendre ou le repoussant le plus loin possible pour le ramener à elle. Elle a bien tenté de le mettre quelques fois dans sa bouche, mais a assez vite compris que j'allais lui reprendre si elle le faisait. Car, oui, c'était son marron. En général, on peut lui proposer un autre jouet pour qu'elle lâche un objet. Là, non... C'était le marron et rien d'autre. Seul le bain est parvenu à le lui faire oublier.
En début d'après-midi, nous sommes allées au grand parc. Le soleil brillait même si le thermomètre au-dessus de la mairie indiquait seulement 9°C. Nous avons pris notre temps. Nous nous sommes tout d'abord arrêtées près d'un banc pour faire quelques pas. Un terrain de jeu vide nous a ensuite attirées. Il y avait trois ou quatres balançoires sur ressort, mais le plus intéressant fut un avion ayant la forme d'un banc sur lequel étaient posés des cailloux. Trois bambins sont ensuite arrivés avec un ballon en plastique. Nous les avons regardés faire quelques passes puis avons repris la direction du parc.
Celui-ci était plutôt calme, la plupart des gens devant faire leur sieste. J'ai pratiquement vu Sonia courir après deux pies. Je la tenais et elle a avancé dans l'herbe sans se soucier d'une petite butte posant mécaniquement un pied le plus loin possible devant l'autre. Bien sûr, les pies se sont sauvées un peu plus loin. Nous avons donc regagné la poussette pour atteindre de jeunes arbres plantés très près les uns des autres. Sonia s'est alors intéressée à un bourgeon avant de ramasser une feuille sèche par terre. L'étape suivant fut la plage et là, j'ai aidé Sonia a arracher un jonc. Elle s'en est occupée pendant tout le long trajet de retour, étant très fatiguée. Quel plaisir de la voir ainsi la fleur aux dents !
Une autre découverte de la journée fut le prisme et les belles couleurs qu'il produisait au plafond. Ah, le Soleil a aussi des avantages !

21.2.03

FLASH BACK

Le soleil est de retour et comme par magie l'inquiétude aussi. Elle a surgit lorsqu'à 17h30, j'ai sonné chez la nourrice sans obtenir la moindre réponse. Je me suis dit que c'était un peu plus tôt que d'habitude et j'en ai profité pour faire un brin de ménage dans l'appartement. En faisant la vaisselle, je me suis dit que c'était tout de même la première fois que ça se produisait et que bon, il n'y avait pas à se faire de soucis. La nourrice devait être sortie faire des courses ou se ballader dans le grand parc. Mais tout de même la panique du mois de septembre lorsque j'avais cherché ma fille pendant plus d'une 1/2 heure m'est revenu à l'esprit. Et bien sûr, pour rien au monde je ne revivrais cela.
Je suis donc retournée chez la nourrice après 18 heures. Elle venait de rentrer. Je lui ai courtoisement signalé que j'étais venue vers 17h30 mais sans rien lui reprocher. Elle m'a dit qu'elle était dans le parc urbain (le petit) espérant plus ou moins que je l'y rejoindrais, vu qu'il faisait beau. Je lui ai fait comprendre que je n'étais pas d'accord, vu ce qui s'était passé avec la précédente nourrice, d'autant plus que je ne rentre pas à heure fixe et qu'il est hors de question qu'elle attende de 17h30 à 18h30 dans le parc, à l'heure ou pépé promène son chien et mémé ses sacs de courses Carrefour dans le sac à roulettes.
Non seulement Sonia était grognon, mais je me suis rendue compte une fois rentrée, que sa veste était trempée aux manches et au col. Elle a tendance à beaucoup baver ou à sucer ces mains qui bien sûr étaient gelées. Sonia déteste la poussette immobile et je ne pense pas que le parc soit propice aux galipettes, ni que la nourrice lui fasse faire beaucoup de pas. Donc en refusant de la retrouver dans le parc, je lui rends aussi service... Au début de l'automne, il m'était arrivé de la retrouver juste devant chez la nourrice, ce qui me convenait tout à fait vu que je n'avais pas à la chercher (si ce n'est du regard). Il y a un toboggan et la nourrice trouve que c'est trop bruyant. Mais Sonia préfère sans doute regarder les enfants jouer plutôt que de voir les caddies passer en écoutant les femmes papoter. Oui, elle n'est pas toute seule ! Le petit Ryan que sa grand-mère récupère vers 17h15 préfèrerait sans doute dormir dans le parc... Peut-être n'y a-t-il pas d'autres moments propices à la promenade entre les courses, les biberons et la cuisine le matin et la sièste du début d'après-midi ?
Les négociations risquent d'être sérées... mais y'a pas... il faut que je parvienne à convaincre la nourrice que Sonia n'a rien à faire dans sa poussette, dans le parc, en fin d'après-midi...

17.2.03

PIROUETTE CACAHUETE

Hier, Sonia a eu 9 mois. Jusqu'à présent, lorsque je la laissais à un endroit donné dans une certaine position, j'étais à peu près certaine de la retrouver dans un état identique 2 minutes plus tard. Ce week-end, j'ai réalisé que ce n'était plus le cas. Passer à quatre pattes sur le ventre et gesticuler dans tous les sens est devenu un jeu. Elle a même traversé mon lit en roulant de cette manière.
Elle a fait une véritable fête à ses grands parents venus nous rendre visite, mais a très peu dormi. Dès le samedi matin, j'ai senti comme une excitation et elle a replongé dans un état normal uniquement après leur départ dimanche. Aujourd'hui la nourrice a également remarqué un changement d'attitude.

6.2.03

UNE DENT !

Hier soir, Sonia avait le nez un peu bouché. J'ai dû la réveiller complètement vers 22h pour qu'elle puisse s'endormir vraiment. Ce matin, le nez coulait, mais elle n'a pas arrêté de chanté entre 7h et 8 heures. Lorsque je suis arrivée chez la nourrice vers 19 heures, Sonia pleurait. La nourrice m'a alors montré une petite dent qui poussait en bas. Voilà pourquoi elle était grognon m'a-t-elle dit !
Je n'avais pas remarqué de changements dans son comportement, si ce n'est ce petit rhume. Ce soir, elle était fatiguée et je n'étais pas très en avance non plus ! Elle vient de s'endormir. Let's wait and see...

1.2.03

INFORMATIQUE

Sonia m'a donné une leçon d'informatique cette après-midi. Ca s'est passé peu après le goûter. J'avais mis le CD de Farafina dans le PC pour qu'elle entende un peu la langue du pays de son père -ou du moins l'une des langues-. La compote de fruits terminée, j'ai sorti Sonia de sa chaise haute pour lui montrer d'où venait la musique.
Je pensais qu'il n'y avait aucun risque à la laisser toucher le clavier. Eh bien si... Elle est parvenue à déplacer la barre d'outils, généralement caché en bas de l'écran sur la droite, ce qui est nettement moins ergonomique. J'ai alors tenté de la remettre à la bonne place en la redimensionnant. En vain...
Finalement, un peu par hasard, j'ai trouvé ! Il suffit de cliquer dessus et de déplacer ensuite la souris vers le haut (si on veut que la barre soit en haut) ou vers le bas. Ouf !
Suite à cela, elle a pris le bain, elle s'est endormie dans mon lit vers 17h30. Elle a ouvert un oeil à 20 heures alors que généralement, le biberon de 19 heures est quelque chose de sacré. Je lui ai appris que la navette spatiale Columbia avait explosé (nous avions parlé de Challenger le 28 janvier dernier en faisant le clown avec sa navette gonflable). Je lui ai demandé de patienter le temps que je branche le chauffe-biberon. Elle s'est rendormie et dort toujours à 22h30.
A-t-elle oublié le repas du soir ? Depuis une semaine, je lui donne le bain après le biberon pour des raisons pratiques. Cela a-t-il suffit à la conditionner, le bain signigiant le début de la nuit ? Est-elle simplement fatiguée ? Mystère, mystère...

31.1.03

FLOP

Je suis passée à la médiathèque ce soir avant tout parce que j'ai vu de la lumière et que je me suis dit que j'aurais plus vite fait de choisir un livre sans Sonia. Sa carte lui permet d'emprunter gratuitement quelques vidéos marquées d'une pastille verte. Je n'ai pas trouvé le choix très large et j'ai pris "Les aventures de la petite souris", volume 2, par Eugeniusz Kotowsky. J'ai installé Sonia devant pour la faire patienter entre le biberon et les légumes qui n'étaient pas encore moulinés. Et bien, non... Zéro... Sans intérêt... Anecdotique... Bref, elle a levé la tête au moment du générique puis a regardé ailleurs.... Il n'y a pas de paroles mais une jolie musique accompagnant les aventures de la petite souris aux prises avec un gros poisson. Le livre emprunté par la même occasion "Touk s'habille tout seul" par Véronique Mazière l'a beaucoup plus intéressée. Il est vrai que là, il y a des paroles !
Ce n'est pas pour autant qu'elle n'aime pas la vidéo. Quelques minutes plus tard, alors qu'elle mangeait du choux fleur, elle a interrompu son repas pour regarder les Guignols de l'Info ! Le matin, je sais que je peux me préparer tranquillement pendant qu'elle regarde Franklin. Qu'est-ce qui fait qu'une animation lui plaira plus qu'une autre ? Peut-être l'ambiance générale, à savoir les couleurs, la douceur des propos échangés... La cassette vidéo de "Oui-oui" peut aussi passer en boucle sans problème.
L'un des premiers critères est sans doute la simplicité du dessin. J'ai déjà emprunté des livres cartonnés avec des peintures sophistiquées. Ca ne semblait pas non plus la passionner.


30.1.03

RYAN

Ce matin, Sonia et moi avons fait la connaissance de Ryan, petit garçon qui passait sa première journée chez la nourrice. Il m'a semblé si petit, si fragile dans son siège auto ! Comme le temps a passé vite ! J'ai l'impression d'avoir déjà oublié que Sonia était ainsi en septembre dernier... C'est comme si je ne l'avais pas vu grandir, comme si elle s'était toujours tenu debout comme aujourd'hui.
Elle semble aussi avoir considéré son nouveau compagnon comme un jouet, essayant de toucher ses yeux ou de tirer ses cheveux comme elle le ferait avec une peluche. Je l'ai retrouvée ce soir tranquillement assise à côté de la nourrice qui donnait le biberon, preuve que la journée avait dû être assez calme. Elle a dormi un peu pendant que je préparais le repas, mais n'a pas semblé différente des autres soirs. Ouf !

26.1.03

EN VOITURE !

Vendredi dernier, la naissance de Sonia a été arrosée par mes collègues. Tout s'est admirablement passé. Elle a reçu un énorme chien en peluche, quelques habits et une petite voiture. De nombreuses personnes l'ont prise dans leurs bras. Ca a eu l'air de lui plaire. Elle a pris son repas devant une foule de spectatrices. J'ai eu l'impression que tout cela l'amusait.
On m'a fait remarquer que j'étais très proche de ma fille et que j'avais l'air très heureuse avec elle. Ah ? Toutes les mamans ne sont pas comme moi ? C'est peut-être grâce à l'absence du papa... Enfin, ça, c'est une autre histoire.

Hier, j'ai acheté des vrais souliers en cuir, pointure 18. Ils ne feront que quelques mois. De toute façon, l'été elle ne mettra pas de chaussettes donc il faudra changer de paire. A peine rentrées à la maison, elle a mis un pied devant l'autre pour la première fois. Derrière la voiturette, elle la pousse un petit peu et attend que je l'aide à s'approcher en simulant un saut. Elle a très vite fait le tour des possibilités offertes par ce nouveau jouet. Elle n'aime pas trop être assise dessus. Il faut dire que les pieds ne touchent pas encore le sol.
Pour se tenir debout, rien ne vaut le balcon, même si les choses à priori intéressantes -par exemple les plantes vertes- se trouvent au ras du sol. En plus, cela fait prendre l'air. Vendredi, des plantes autour du laboratoire ont attiré son attention. Le temps était magnifique. Quelle joie de se tenir bien droite avec des feuilles à bonne hauteur.

19.1.03

LITTERATURE

Sonia aime de plus en plus qu'on lui raconte des histoires le soir et elle fait déjà de la critique littéraire. Lorsque ça ne lui plait pas -ou lorsqu'elle en a assez-, elle referme le livre ou cherche à tourner les pages, un peu comme quand je regarde le numéro de la dernière page d'un roman qui a du mal à m'intéresser. Cela dit, son avis n'a rien de définitif. "La vache" édité par Grund a longtemps été son livre préféré. Elle riait beaucoup lorsque j'imitais les animaux que rencontre la vache. Aujourd'hui, il ne l'intéresse plus. En revanche, la petite valisette "Mes amis les Pouic-Pouic" qui ne la passionnait pas début décembre peut l'occuper pendant de longues minutes. Elle contient trois petits livres cartonnés découpés autour de trois personnages qui font "pouet" quand on appuie dessus. Parmi les trois, "Le goûter de Coccinelle" (ISBN 2'84540-167-1) a sa préférence. C'est tout juste si elle ne se lèche pas les babines à l'évocation des gâteaux. Il faut dire que les illustrations de Peggy Tagel à base de couleurs vives doivent aussi justifier un intérêt plus grand que pour les couleurs pâles de "La journée de Marguerite" ou "L'envol de papillon".
Il faut tout de même une histoire et toujours la même. Mes improvisations sur les livres en tissus sans texte ne la captivent pas. "Mon grand livre des fruits" ou "La cane et les canetons", ouvrages de vulgarisation scientifique, peuvent attirer son attention à condition que l'on tourne les pages assez vite sans faire de commentaires hors texte en comptant les cerises ou en adirant les roseaux devant le canard.
Le dernier livre emprunté à la médiathèque, "Touk prend son bain" de Véronique Mazière (ISBN 2 226 05500-2, éditions Albin Michel Jeunesse, 1996) raconte l'histoire d'un pingouin qui demande à sa soeur de lui lancer des jouets dans son bain mais qui n'a plus de place pour nager et se laver à la fin. Bien sûr, si nous avons choisi celui-là, c'est parce qu'au départ il semblait intéresser Sonia. Après une attention croissante, j'ai l'impression que cela commence à décliner au bout d'une semaine... Il va être temps de le rendre...

16.1.03

ALTRUISME

La semaine prochaine, Sonia ne sera plus le seul bébé gardé par la nourrice. J'espère que ça se passera bien... Pourvu qu'elle ne pleure pas dès qu'elle apercevra un biberon qui ne lui ai pas destiné !
Hier soir, je trouvais son comportement un peu étrange. Elle n'arrêtait pas de tendre les bras pour que je la prenne. Ne parlant pratiquement pas, elle n'a cessé de mordre sa lèvre inférieure pendant que je préparais le bain. J'ai failli appeler la nourrice pour savoir s'il ne s'était rien passé d'anormal dans la journée, puis j'ai mis ça sur le compte de la fatigue et des pb de digestion.
Elle s'est réveillée à 1h du matin hyper grognon et pas moyen de la rendormir. J'ai fini par la prendre dans mon lit, par lui raconter une histoire de Oui-oui...
Elle s'est réveillée normalement vers 7h, mais j'ai eu droit à un concert de "Mm", "Mam", "Maman".
Ce matin -sans que je lui demande rien-, la nourrice m'a dit qu'hier Sonia avait pris son repas avec une autre petite fille de son âge qui refusait la cuillère. C'était donc ça...

13.1.03

KESKIA ?

Samedi dernier, j'ai été surprise d'entendre parmi toutes les syllabes quelque chose qui ressemblait à "keskia". Peu de temps après, je me suis rendue compte que j'arrivais souvent vers Sonia en demandant "qu'est-ce qu'il y a ?" ou "qu'est-ce qui se passe ?". Il va falloir que je surveille mes propos !

Dimanche, nous avons acheté une paire de souliers au marché. Ce n'est pas vraiment sa première paire puisqu'elle a des chaussons, mais c'est la première fois qu'ils ont des vraies semelles. C'est aussi la première fois qu'elle expérimente ainsi la station debout. Elle a s'est tenue debout dans la neige samedi, protégée par sa combinaison-pilote, mais l'intérêt était plus de voir un paysage blanc de plein pieds plutôt qu'arnachée dans la poussette.
Déjà dans la baignoire, j'avais remarqué une sorte de fierté lorsqu'elle se redressait pour toucher le robinet ou faire tomber les jouets qui sont sur le rebord. Mais là, j'ai pu la lâcher une bonne vingtaine de secondes pendant qu'elle se tenait au clic-clac sur lequel j'avais déposé quelques jouets. Elle ne se relève pas encore toute seule. Cependant, alors qu'elle était assise dans un siège auto posé au sol en face de moi, je n'ai eu qu'à lui tendre les mains pour qu'elle fasse l'effort de se relever.
Si je l'aide à se déplacer en la soulevant pour lui faire faire de grands sauts tels ceux des astronautes sur la Lune, elle plie ses genoux au départ et à l'arrivée. Ce soir, elle a même fait deux pas en direction de la télévision que je venais d'allumer.

Le seul problème, c'est qu'elle a eu du mal de rester sagement assise le reste de l'après-midi ! Ah, le goût de la liberté... Il ne me reste plus qu'à investir dans des meubles dans lesquels je puisse ranger certaines choses et sur lesquels elle pourra s'appuyer pour ses premiers pas. Un parc ? Je n'y pense pas vraiment, à la limite pourrais-je investir dans une sorte de barrière pour qu'elle joue dans sa chambre... Mais pour l'instant, ce n'est pas indispensable.

6.1.03

RENTREE

Dur, dur de reprendre une activité normale ! Nous sommes rentrées aux Ulis vendredi dernier par le TGV Le Creusot-Massy. Sonia n'a pas dormi dans le train. Nous avons varié les activités. Un peu avant l'arrivée, nous avons testé la table à langer... qui serait parfaite s'il restait effectivement des sacs plastiques pour les couches et autres accessoires. En ressortant, une petite fille pleurait dans les bras de son père qui m'a dit "Ah, les voyages en train, c'est pas fait pour eux !".
Sonia s'est finalement endormie dans le bus. Arrivée à la maison, je me suis rendue compte qu'il m'était impossible de la laisser seule dans une pièce, même avec des tas de jouets devant elle et une TV. Même en m'éclipsant quelques secondes derrière la porte, je me faisais disputer copieusement. Le lendemain, nous avons un peu récupérer, nous endormant toutes les deux vers 18 heures. Hier, tout était redevenu presque normal.

Ce matin, j'appréhendais un peu le retour chez la nourrice. Sonia lui a sourit de suite tout en jetant de grands regards curieux tout autour. Ce soir, j'ai été accueillie par de grands éclats de rire. Apparemment, la nourrice n'a pas eu le droit non plus de quitter la pièce où Sonia se trouvait.

Pour ce qui est des avancées scientifiques, il faut noter la découverte des vibrations sonores. Chez ses grands-parents, Sonia a appris à taper sur n'importe quoi avec n'importe quoi. Elle a appliqué son nouveau savoir sur tous les jouets qu'elle a retrouvé ici. Sur le synthé, elle s'en est donné à coeur joie, appréciant énormément le "Drum Kit" qui associe chaque touche à diverses precussions. Ce soir, elle a découvert qu'elle pouvait augmenter le bruit en frappant sur le clavier avec sa sucette.

Sonia a également découvert la neige. Samedi, il y a eu une mini tornade. Les flocons passaient horizontalement devant la fenêtre puis semblaient pris dans un vortex avant de retomber. Je me suis demandée si elle n'était pas un peu grognon à cause de cela, comme les enfants excités par le manteau blanc qui attendent de pouvoir jouer dehors. Mais finalement, ça ne devait être qu'un peu de fatigue. Je lui ai fait toucher la neige sur le balcon mais sans noter d'enthousiasme particulier.
Nous sommes sorties dimanche pour aller au marché et nous sommes rentrées par le parc dont les allées étaient déneigées donc bien moins glissantes que le parking traversé à l'aller. Sans doute a-t'elle été impressionnée par le paysage mais elle n'en a rien montré, si ce n'est un silence qui s'est terminé par une sieste dans la poussette.

4.1.03

Mercredi 25 décembre
NOEL


Sonia s’est réveillée à 6 heures du matin. Elle a ouvert (du moins, commencé d’ouvrir) le cadeau du père-noël dans son lit pendant que je préparais le biberon. Elle a joué ensuite avec Mireille l’abeille dont on peut empiler les anneaux. Elle a dévoré une girafe en plastique. Elle a fait du bruit en secouant les balles. Elle a jeter par terre les pièces en bois du jeu de construction.
S’est-elle vraiment rendu compte que c’était noël ? Tous ces jouets ne sont ils pas simplement d’autres nouveaux éléments dans cet étrange environnement ? A suivre…



Lundi 23 décembre
VOYAGES


C’était aujourd’hui le grand départ pour la Bresse. Nous avons tout d’abord pris le taxi à 15 heures pour la gare. Il était équipé d’un lecteur DVD avec petit écran au plafond. Comme je n’avais pu obtenir qu’une seule place pour nous deux, j’ai tenté de l’échanger… en vain… le TGV était plein.
Nous avons patienté une dizaine de minutes dans la salle d’attente, faisant la connaissance de Caroline, 3 ans et son pull jaune vif dont elle était très fière. Elle nous a présenté sa sœur Clémence et son frère Valentin.
Tous trois accompagnaient leur grand-mère qui partait pour Marseille par le même train que nous.
Nous nous sommes installées place 34 de la voiture 7. Nous étions côté fenêtre, avec un bout de rideau avec lequel jouer. Notre voisine est arrivée peu après. C’est une jeune fille aux superbes yeux bleus très clairs. Elle descendait à la même gare que nous, voir le père de son frère. Tournée vers la fenêtre, Sonia a commencé à taper sur le radiateur tout en regardant le
paysage. Le filet accroché au siège de devant l’a également occupée pendant un bon bout de temps. Elle a aussi donné de la voix, histoire de faire remarquer sa présence à tout le wagon et de susciter d’aimables commentaires. « Quel âge a-t-elle ? » « Elle est adorable pour un bébé de 7 mois ! ». Une ½ heure après le départ, je lui ai donné un petit pot. Elle s’ est endormie ensuite assez vite. Je l’ai réveillée à l’arrivée.
Le périple s’est terminé par un trajet en voiture. Assise dans le siège bébé, elle a chanté tout en battant la mesure avec ses pieds alors que nous traversions les villages et leurs décorations de Noël.