Mercredi 1er Septembre 2004
Le retour au parc
Nous sommes rentrées aux Ulis lundi après-midi. Hier, nous avons redécouvert la médiathèque et le marché. Ce matin, nous sommes parties à pieds, peu après 9 heures, en direction du grand parc.
Sonia n'a pas eu trop de problèmes pour reconnaître le chemin. Nous n'avons pas pris la direction la plus directe. Une première halte s'est imposée place des bergères. Le tourniquet était tout mouillé. Tant pis pour lui ! Sonia a glissé sur les énormes tubes et s'en est donné à coeur joie sur l'espèce de balançoire à ressorts. En revanche, tous les jeux qui demandaient plus d'accrobaties ne l'ont pas attirée, qu'il s'agisse d'escalader des cordes ou de faire des grands pas.
Nous sommes passées sous la pergola des Bergères. "Il fait tout noir m'a-t-elle dit". Je lui ai expliqué qu'il y avait des feuilles au-dessus de nous. Arrivées près d'un autre terrain de jeux, cette fois-ci réservé au 2-4 ans, elle a boudé le tobogan. Elle a refusé de monter les escaliers. Je l'ai posée en haut de tobogan. Elle m'a demandé de la reprendre. Je lui ai finalement donné la main pour qu'elle glisse. Elle m'a dit "J'aime pas ce jeu". Bon, soit... Nous nous sommes vengées sur la balançoire.
Nous avons continué notre chemin en trottinant. Arrivées au parc, il y avait des tondeuses qui faisaient beaucoup de bruit. Nous avons pris la direction opposée, histoire de saluer les canards. Au lieu de longer le plan d'eau, Sonia a grimpé les escaliers qui conduisent à un chemin très étroit au milieu des pissenlits. Elle a demandé à ce que je la prenne. J'ai dit "si tu es fatiguée, on s'arrête un peu sur un banc". Nous nous sommes arrêtées, mais pas longtemps. Sonia est repartie en courant. Je l'ai freinée dans la descente vers le plan d'eau. Nous nous sommes assises sur un banc, le temps de torturer une grosse limace. "Et si l'on met un bâton devant elle ?". Sonia a répondu "Elle va passer dessus !". Ce qui fut le cas. Il y avait quelques feuilles d'acacia déjà jaunies par terre. J'ai demandé à Sonia de quelle couleur étaient les feuilles sur les arbres. Elle m'a répondu "jaunes", alors qu'elles étaient bien vertes. Je lui ai expliqué que ce serait bientôt l'automne et que toutes les feuilles deviendraient jaunes et tomberaient. Un peu plus loin, Sonia a ramassé un gland en me disant "un marron". J'ai rectifié. Elle m'a redonné "la gland", le temps d'aspirer une "pomme-pote".
Nous sommes arrivées au terrain de jeu dans les bois. Il y avait déjà une petite fille, Lilas qui a dit "Oh un petit garçon". Sa maman a rectifié "Non, une petite fille !". Ouf ! J'ai installé Sonia debout sur une espèce de tourniquet. Lilas a pris celui d'à côté. Elle s'est assise toute seule encouragée par ses parents "Allez, grimpe". Je lui ai demandé quel âge elle avait. Elle m'a montré quatre doigts. Elle fait pourtant la même taille que Sonia, et le vocabulaire à peu près similaire. Cependant, elle est plus agile.
Lilas est partie. Nous avons vu un épagneul breton traverser le terrain. Qu'est-ce qu'il fait là ? Sonia a dit "Un chien !". Quelques instants plus tard, une dame est arrivée avec ses deux enfants "Elle est un peu jeune, mais elle est gentille". Certes, ça n'empêche pas que les chiens doivent être attachés dans le parc, m'enfin, c'est pas à moi de faire la police... La fillette s'appelait Laetitia. Sa mère, assise sur un banc, cigarette au bec, l'encourageait en disant "Vas-y Titi", ce qui a amusé Sonia qui m'a répété "Vas-y Titi !"
Nous sommes ensuite allées faire des pâtés dans le sable. Sonia se débrouille très bien à présent pour démouler les poissons. Il y avait une vingtaine de grands enfants de deux centres de loisirs. C'était assez intéressant de voir les meneurs, les perturbateurs et ceux qui faisaient le plus de bruit. Certains jouaient calemement dans le sable, tandis qu'une bonne dizaine avaient pris une balançoire d'assault. Trois ou quatre étaient assis de chaque côté, les autres au milieu, et deux autres poussaient la balançoire. Au milieu de tout ça, il y avait Salomée, qui faisait une tête de moins que les autres et ne supportait pas toujours la vitesse des plus grands, tout en étant attirée par leurs jeux. Les animatrices étaient assises sur un banc, sifflet au bec, ramenant vers elle untel ou untel pendant quelques minutes pour calmer l'ensemble. Lorsque Salomée est tombée, une animatrice s'est approchée :
"- Qui a vu que Salomée allait tomber ?
- Moi madame !
- Et tu n'as pas dit stop ?
- Si
- Moi aussi madame j'ai dit stop !
- Mais les autres n'ont pas entendu. Vous faisiez trop de bruit !"
Et Salomée est remontée, protégée par le plus grand, Daniel, qui n'arrêtait pas de dire "Pas si vite, Salomée va tomber". Les autres répondaient "Mais Salomée veut qu'on aille plus vite, elle se tient bien !"
Nous avons vidé le sable des baskets et nous sommes reparties sans le moindre caprice, motivées aussi par le tourniquet "on va voir si il est sec maintenant". Sonia s'est mise à courir vers la colline. Moi qui la croyait fatiguée ! Arrivée en haut, elle est redescendu en courant et a éclaté de rire lorsque je l'ai rattrappée. Elle est redescendue, mais la vitesse était telle qu'elle est tombée à plat ventre. Les larmes se sont vite effacées lorsque j'ai dit "Sonia allait tellement vite qu'elle a fait splaf dans l'herbe". Nous nous sommes assises sur un banc pour faire l'état des lieux des blessures. Rien qu'un peu de gazon sur le pantalon.
Nous sommes rentrées à pied. En jouant à cache-cache sous la pergola, nous avons rencontré Fouad, le gendre de la nourrice. Sonia lui a fait un bisou, alors que ce n'était pas le cas l'année dernière, du moins en ma présence. Nous avons échangé les banalités d'usage sur les vacances avant de repartir. Sonia a fait du tourniquet, puis les sirènes de midi se sont mises à sonner. Nous sommes alors rentrées, bien fatiguées.
Sonia s'est pratiquement endormie pendant le repas.
22.2.04
Qui c'est, Voltaire ?
Hier après-midi, j'étais debout sur l'escabeau dans ma chambre, en train de décoller du papier peint. Sonia, assise sur le lit, s'occupait de ses poupées.
Je chantais la "chansons de Gavroche". Il me semble l'avoir entendue dans le film "Les Misérables" mais n'en suis pas si certaine. En tous cas, c'était à la mode dans la cours d'école.
"Je suis tombé par terre,
c'est la faute à Volaite
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à Rousseau"
Quand tout d'un coup, j'ai entendu une question bien formulée "C'est qui Voltaire ?" et là... et bien j'ai sèché... J'ai répondu "C'est un monsieur qui écrit dans des livres" mais je me suis trouvée à court d'inspiration... Il y a des tas de monsieurs qui écrivent dans des livres. J'en connais même ! Alors ? Qu'est ce que Voltaire a de particulier ?
Elle m'aurait demandé, "c'est qui Rousseau", j'aurais pu lui dire que c'était un monsieur qui montait tout en haut des montagnes, puis jetait des cailloux et les regardait tomber et faire plouf dans l'eau... Ca l'aurait intéressée et j'aurais du même coup expliqué le nez dans le ruisseau. Mais là, pour Voltaire ?
Et pourquoi Voltaire ? Moi qui pensait que Newton était responsable de toutes les chutes possibles et imaginables ?
Bon, on pourrait toujours baptiser "Voltaire" un ours en peluche... Mais bon, ça ne serait qu'une manière de masquer mon inculture. Je ne vais tout de même pas devenir comme ces parents qui ne connaissent pas TOUTES les réponses à TOUTES les questions... Et si ça se trouve, c'est la première question directe de Sonia. Quand je dis question directe, c'est à dire formulée de manière claire. Il y a toutes les interrogations auxquelles j'ai pu répondre sans m'en rendre compte, par exemple lorsqu'elle répète un mot entendu pour la première fois "chatouiller ? Ca veut dire faire des guilis", qu'elle désigne un objet pour demander où il est "pieds fée ? Oui, la fée a deux pieds, mais on ne les voit pas, ils sont cachés par sa robe." ou vérifier la définition "body ? Non, c'est un manteau pour bébé.".
Sur le coup, je me suis aussi demandé si j'avais bien entendue la question. Elle l'a répétée un peu plus tard... Pas de doute possible. Il va vite falloir que je trouve qui est Voltaire !
Hier après-midi, j'étais debout sur l'escabeau dans ma chambre, en train de décoller du papier peint. Sonia, assise sur le lit, s'occupait de ses poupées.
Je chantais la "chansons de Gavroche". Il me semble l'avoir entendue dans le film "Les Misérables" mais n'en suis pas si certaine. En tous cas, c'était à la mode dans la cours d'école.
"Je suis tombé par terre,
c'est la faute à Volaite
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à Rousseau"
Quand tout d'un coup, j'ai entendu une question bien formulée "C'est qui Voltaire ?" et là... et bien j'ai sèché... J'ai répondu "C'est un monsieur qui écrit dans des livres" mais je me suis trouvée à court d'inspiration... Il y a des tas de monsieurs qui écrivent dans des livres. J'en connais même ! Alors ? Qu'est ce que Voltaire a de particulier ?
Elle m'aurait demandé, "c'est qui Rousseau", j'aurais pu lui dire que c'était un monsieur qui montait tout en haut des montagnes, puis jetait des cailloux et les regardait tomber et faire plouf dans l'eau... Ca l'aurait intéressée et j'aurais du même coup expliqué le nez dans le ruisseau. Mais là, pour Voltaire ?
Et pourquoi Voltaire ? Moi qui pensait que Newton était responsable de toutes les chutes possibles et imaginables ?
Bon, on pourrait toujours baptiser "Voltaire" un ours en peluche... Mais bon, ça ne serait qu'une manière de masquer mon inculture. Je ne vais tout de même pas devenir comme ces parents qui ne connaissent pas TOUTES les réponses à TOUTES les questions... Et si ça se trouve, c'est la première question directe de Sonia. Quand je dis question directe, c'est à dire formulée de manière claire. Il y a toutes les interrogations auxquelles j'ai pu répondre sans m'en rendre compte, par exemple lorsqu'elle répète un mot entendu pour la première fois "chatouiller ? Ca veut dire faire des guilis", qu'elle désigne un objet pour demander où il est "pieds fée ? Oui, la fée a deux pieds, mais on ne les voit pas, ils sont cachés par sa robe." ou vérifier la définition "body ? Non, c'est un manteau pour bébé.".
Sur le coup, je me suis aussi demandé si j'avais bien entendue la question. Elle l'a répétée un peu plus tard... Pas de doute possible. Il va vite falloir que je trouve qui est Voltaire !
24.1.04
LA TOUR EIFFEL
A l'occasion de l'année de la Chine, le défilé du nouvel an chinois avait lieu sur les champs Elysées. L'année du singe a commencé il y a 2 jours. Comme il faisait plutôt beau, nous avons décider d'y assister. Nous n'étions malheureusement pas les seules ! Nous sommes parties des Ulis vers 14h15. Sonia s'est endormie dans le RER en arrivant sur Paris vers 15 heures. Nous avons changé à Chatelet pour descendre sous l'Arc de triomphe. Que de monde dès la sortie du métro ! Sonia dormant toujours, je me suis assise un peu à l'écart sur un banc près du rond-point de l'Etoile. On voyait tout de même les chars les plus grands. Lorsque vers 15h30 deux énormes ballons rouges sont apparus, c'était que le dernier éléments du défilé partait. Une foule immense avait semble-t-il décidé d'en faire autant, c'est-à-dire de remonter les rues pour retrouver les animations un peu plus loin. Le banc vers l'Arc de triomphe n'était plus vraiment le coin idéal pour faire la sieste. Sonia dormant toujours, je me suis levée pour trouver un endroit plus calme. Sonia s'est réveillée doucement, se demandant certainement où elle était. Au hasard de nos déembulations, nous sommes arrivées à un petit parc "Jardin de l'Hôtel Salomon de Rotchild". Ah... oui... tout ça...
C'est une grande pelouse vallonnée avec des bancs tout autour. Un bambin de 15 mois y faisait ses premiers pas sous l'oeil de ses parents et de leur camescope. Sonia s'est approchée, un peu... Elle a vite trouvé les cailloux plus intéressants que les brins d'herbe. En suivant le chemin autour de la pelouse, elle est arrivée à un petit coin reculé. Valentin, déjà grand, dessinait des chiffres dans les cailloux. Lorsque j'ai sorti mon plan pour regarder où l'on était, il m'a expliqué qu'il habitait près du parc Monceau. Pendant ce temps, Sonia faisait la cuisine en répartissant les cailloux sur les bancs ou dans ma main en disant "sale, gadoue".
Deux jeunes demoiselles sont arrivées pour se livrer à une séance photo. Sonia devait trouver que les lierres derrière le grillage n'avaient pas assez de cailloux, elle leur en a donné sans compter... jusqu'à ce que je décide que c'était bien assez. Je lui faisais remarquer que le mur autour du parc était fait de pierre. Elle m'a répondu "gadoue"... effectivement, la surface était noire et poreuse par endroit. Mais qu'est-ce que c'était amusant de marcher en frottant la main contre le mur.
Nous sommes descendues le long de l'avenue St Honoré, Sonia marchant à côté de moi tant qu'elle était d'accord pour me donner la main. Nous avons vu de multiples choses étonnantes qu'il s'agisse de peinture, de chevaux ou d'une tortue en pierre. Vers 17 heures, nous sommes redescendues en direction des Champs Elysées via l'avenue Franklin Roosvelt. Nous nous sommes assises à la terrasse d'un café ou nous avons aperçu quelques chars et les deux gros ballons rouges. On entendait très bien la musique. J'ai commandé une tarte aux pommes et un thé. Sonia a dévoré la tarte et s'est amusée avec les deux petits sachets de sucre qui accompagnaient le thé. Nous sommes arrivées sur les champs Elysées alors que la police était en train d'ouvrir de nouveaux l'avenue à la circulation. La tête entre les deux barreaux d'une barricade, Sonia a regardé les voitures de police, girophares allumés annonçant la réouverture. Peu de temps après, les premières voitures apparaissaient. Nous avons vu un bambi plus grand que nature au milieu du trottoir. Quelle étrange idée de mettre une statue ici me suis-je dit. Un garçon nous a expliqué qu'on lui avait donné.
Nous avons continué un peu jusqu'à apercevoir des chars vers le Grand Palais. Nous avons traversé la plus belle avenue du monde pour aller voir de plus près. Ils étaient en train de les démonter, ou plutôt de laisser les spectateurs emporter quelques souvenirs. Nous avons ainsi croisé plusieurs papillons plus hauts que moi. Une dame m'a même demandé si je ne voulais pas emporter le sien, alors que je faisais toucher les ailes à Sonia. Hum, ça aurait été drôle dans le RER !
Nous avons aperçu la Tour Eiffel habillée de lumière rouge pour l'occasion. Sonia n'a pas du vraiment comprendre ce que je lui montrais. Nous avons traversé la Seine sur le pont Alexandre III. Ah les bateaux ! Sonia a même commencé a chanter "bateaux, sur l'eau"... alors qu'un bateau-mouche illuminé de vert approchait. Les lumières du pont l'ont plus intéressée que les dorures. Soudain, la tour Eiffel s'est mise à scintiller. C'était vraiment très beau. Là, Sonia l'a évidemment remarquée. Elle se retournait et faisait de temps en temps "coucou" à la tour Eiffel.
Je lui ai montré l'Assemblée Nationale, le long château devant nous qui était aussi éclairé, puis nous sommes montées dans le RER aux Invalides. Nous avons changé à St-Michel. Il y avait vraiment beaucoup de monde. Debout, j'ai expliqué à Sonia qu'elle devait bien tenir la barre pour ne pas tomber. Elle a répété plusieurs fois "tenir". Mais bien sûr, l'envie de sortir était grande à chaque arrêt. Je l'ai prise dans mes bras pour éviter un incident. Elle a compté diverses choses. J'ai été étonné en voyant qu'elle savait faire "pim pam pim" en tapant contre les parois du RER au "pim" et dans ses mains au "pam". Je lui avais juste montré cela ce matin, sans qu'elle cherche à le faire toute seule. Elle avait donc bien enregistrée la démonstration !
De retour à la maison vers 19h30, sa première préoccupation fut de voir si ses poupées allaient bien. Elle n'a eu aucune difficulté à s'endormir après une journée bien remplie !
A l'occasion de l'année de la Chine, le défilé du nouvel an chinois avait lieu sur les champs Elysées. L'année du singe a commencé il y a 2 jours. Comme il faisait plutôt beau, nous avons décider d'y assister. Nous n'étions malheureusement pas les seules ! Nous sommes parties des Ulis vers 14h15. Sonia s'est endormie dans le RER en arrivant sur Paris vers 15 heures. Nous avons changé à Chatelet pour descendre sous l'Arc de triomphe. Que de monde dès la sortie du métro ! Sonia dormant toujours, je me suis assise un peu à l'écart sur un banc près du rond-point de l'Etoile. On voyait tout de même les chars les plus grands. Lorsque vers 15h30 deux énormes ballons rouges sont apparus, c'était que le dernier éléments du défilé partait. Une foule immense avait semble-t-il décidé d'en faire autant, c'est-à-dire de remonter les rues pour retrouver les animations un peu plus loin. Le banc vers l'Arc de triomphe n'était plus vraiment le coin idéal pour faire la sieste. Sonia dormant toujours, je me suis levée pour trouver un endroit plus calme. Sonia s'est réveillée doucement, se demandant certainement où elle était. Au hasard de nos déembulations, nous sommes arrivées à un petit parc "Jardin de l'Hôtel Salomon de Rotchild". Ah... oui... tout ça...
C'est une grande pelouse vallonnée avec des bancs tout autour. Un bambin de 15 mois y faisait ses premiers pas sous l'oeil de ses parents et de leur camescope. Sonia s'est approchée, un peu... Elle a vite trouvé les cailloux plus intéressants que les brins d'herbe. En suivant le chemin autour de la pelouse, elle est arrivée à un petit coin reculé. Valentin, déjà grand, dessinait des chiffres dans les cailloux. Lorsque j'ai sorti mon plan pour regarder où l'on était, il m'a expliqué qu'il habitait près du parc Monceau. Pendant ce temps, Sonia faisait la cuisine en répartissant les cailloux sur les bancs ou dans ma main en disant "sale, gadoue".
Deux jeunes demoiselles sont arrivées pour se livrer à une séance photo. Sonia devait trouver que les lierres derrière le grillage n'avaient pas assez de cailloux, elle leur en a donné sans compter... jusqu'à ce que je décide que c'était bien assez. Je lui faisais remarquer que le mur autour du parc était fait de pierre. Elle m'a répondu "gadoue"... effectivement, la surface était noire et poreuse par endroit. Mais qu'est-ce que c'était amusant de marcher en frottant la main contre le mur.
Nous sommes descendues le long de l'avenue St Honoré, Sonia marchant à côté de moi tant qu'elle était d'accord pour me donner la main. Nous avons vu de multiples choses étonnantes qu'il s'agisse de peinture, de chevaux ou d'une tortue en pierre. Vers 17 heures, nous sommes redescendues en direction des Champs Elysées via l'avenue Franklin Roosvelt. Nous nous sommes assises à la terrasse d'un café ou nous avons aperçu quelques chars et les deux gros ballons rouges. On entendait très bien la musique. J'ai commandé une tarte aux pommes et un thé. Sonia a dévoré la tarte et s'est amusée avec les deux petits sachets de sucre qui accompagnaient le thé. Nous sommes arrivées sur les champs Elysées alors que la police était en train d'ouvrir de nouveaux l'avenue à la circulation. La tête entre les deux barreaux d'une barricade, Sonia a regardé les voitures de police, girophares allumés annonçant la réouverture. Peu de temps après, les premières voitures apparaissaient. Nous avons vu un bambi plus grand que nature au milieu du trottoir. Quelle étrange idée de mettre une statue ici me suis-je dit. Un garçon nous a expliqué qu'on lui avait donné.
Nous avons continué un peu jusqu'à apercevoir des chars vers le Grand Palais. Nous avons traversé la plus belle avenue du monde pour aller voir de plus près. Ils étaient en train de les démonter, ou plutôt de laisser les spectateurs emporter quelques souvenirs. Nous avons ainsi croisé plusieurs papillons plus hauts que moi. Une dame m'a même demandé si je ne voulais pas emporter le sien, alors que je faisais toucher les ailes à Sonia. Hum, ça aurait été drôle dans le RER !
Nous avons aperçu la Tour Eiffel habillée de lumière rouge pour l'occasion. Sonia n'a pas du vraiment comprendre ce que je lui montrais. Nous avons traversé la Seine sur le pont Alexandre III. Ah les bateaux ! Sonia a même commencé a chanter "bateaux, sur l'eau"... alors qu'un bateau-mouche illuminé de vert approchait. Les lumières du pont l'ont plus intéressée que les dorures. Soudain, la tour Eiffel s'est mise à scintiller. C'était vraiment très beau. Là, Sonia l'a évidemment remarquée. Elle se retournait et faisait de temps en temps "coucou" à la tour Eiffel.
Je lui ai montré l'Assemblée Nationale, le long château devant nous qui était aussi éclairé, puis nous sommes montées dans le RER aux Invalides. Nous avons changé à St-Michel. Il y avait vraiment beaucoup de monde. Debout, j'ai expliqué à Sonia qu'elle devait bien tenir la barre pour ne pas tomber. Elle a répété plusieurs fois "tenir". Mais bien sûr, l'envie de sortir était grande à chaque arrêt. Je l'ai prise dans mes bras pour éviter un incident. Elle a compté diverses choses. J'ai été étonné en voyant qu'elle savait faire "pim pam pim" en tapant contre les parois du RER au "pim" et dans ses mains au "pam". Je lui avais juste montré cela ce matin, sans qu'elle cherche à le faire toute seule. Elle avait donc bien enregistrée la démonstration !
De retour à la maison vers 19h30, sa première préoccupation fut de voir si ses poupées allaient bien. Elle n'a eu aucune difficulté à s'endormir après une journée bien remplie !
10.1.04
LES MOTS RIGOLOS
Le vocabulaire de Sonia s'est considérablement enrichi pendant les fêtes de fin d'année passées à la campagne. Le plus amusant est que certains mots la font rire aux éclats. Il y a eu tout d'abord le "vilain coin d'table" sur lequel j'ai tapé après que Sonia s'y soit cogné la tête. Les larmes ont disparu de suite. Dans le bus, alors que nous venions de sortir du TGV, je lui ai dit en souriant "dégeulasse" lorsqu'elle bavait un peu. Elle a rigolé et... a bavé de plus près. Cette semaine, dans le bain, il y a eu "éclabousser", et puis écrabouiller quand je lui ai dit de ne pas aller sur la route car les voitures pourraient l'écrabouiller.
Aujourd'hui, à la médiathèque nous avons emprunté un conte africain "Le rêve de la tortue". C'est l'histoire d'une tortue qui fait un rêve dans lequel apparaît un arbre chargé de fruits : ananas, oranges, mangues, etc... Elle en parle au lion qui dit "ce n'est qu'un rêve". Mais la tortue insiste et le lion va voir grand-mère Koko. Elle lui dit que l'arbre s'appelle "Omumbo-rombonga". Pour le trouver, il suffit de ne pas oublier le nom. Pour que les fruits tombent, il suffit de prononcer son nom. Le lion essaie, mais il oublie le nom en tombant sur une termitière. D'autres animaux tentent leur chance en vain. Finalement, c'est la tortue qui parvient à ne pas s'égarer en chemin. "Omumbo-rombonga"... voilà un mot rigolo de plus qu'il faudra que j'essaie de ne pas oublier lorsque l'on aura rendu le livre à la médiathèque.
Le vocabulaire de Sonia s'est considérablement enrichi pendant les fêtes de fin d'année passées à la campagne. Le plus amusant est que certains mots la font rire aux éclats. Il y a eu tout d'abord le "vilain coin d'table" sur lequel j'ai tapé après que Sonia s'y soit cogné la tête. Les larmes ont disparu de suite. Dans le bus, alors que nous venions de sortir du TGV, je lui ai dit en souriant "dégeulasse" lorsqu'elle bavait un peu. Elle a rigolé et... a bavé de plus près. Cette semaine, dans le bain, il y a eu "éclabousser", et puis écrabouiller quand je lui ai dit de ne pas aller sur la route car les voitures pourraient l'écrabouiller.
Aujourd'hui, à la médiathèque nous avons emprunté un conte africain "Le rêve de la tortue". C'est l'histoire d'une tortue qui fait un rêve dans lequel apparaît un arbre chargé de fruits : ananas, oranges, mangues, etc... Elle en parle au lion qui dit "ce n'est qu'un rêve". Mais la tortue insiste et le lion va voir grand-mère Koko. Elle lui dit que l'arbre s'appelle "Omumbo-rombonga". Pour le trouver, il suffit de ne pas oublier le nom. Pour que les fruits tombent, il suffit de prononcer son nom. Le lion essaie, mais il oublie le nom en tombant sur une termitière. D'autres animaux tentent leur chance en vain. Finalement, c'est la tortue qui parvient à ne pas s'égarer en chemin. "Omumbo-rombonga"... voilà un mot rigolo de plus qu'il faudra que j'essaie de ne pas oublier lorsque l'on aura rendu le livre à la médiathèque.
21.12.03
LE MONDE DE NEMO
Nemo est un petit poisson clown que son papa accompagne pour la première fois à l'école en le protègeant de tous les dangers. Avant de partir, rentre et sort trois fois, afin d'être certain qu'il n'y a aucun danger.. Attention, un ban de poisson ! Il faut attendre qu'ils s'arrêtent avant de traverser... Lors de sa première journée, Nemo s'est approché trop près d'un navire... et il a été pêché.
Après ? Sonia a protesté assez fort pour que nous sortions du cinéma. Il était 18h35 et nous étions dans la salle depuis 17h45, le temps de faire connaissance avec les lieux, en particulier les fauteuils sur lesquels elle ne tenait pas assise, son poids était un peu juste pour les maintenir ouverts. Il y avait aussi les escaliers en moquette avec leurs petites lumières.
La scéance a débuté à 18 heures. La salle est devenue sombre. Nous avons eu de la publicité pour trois ou quatre dessins-animés. Sonia se promenait entre moi, et un petit garçon situé trois fauteuils plus loin. La lumière a encore une fois diminué. Il y a eu un court-métrage Pixar (le premier, réalisé 6 ans avant Toy Story) que Sonia a regardé avec attention, certainement aussi un peu grâce à la musique et les lunettes de soleil que portaient les personnages. Quand le film a débuté, Sonia est restée très calme sur mes genoux. Je sentais bien les moments où l'animation était captivante et ceux où il se passait un peu moins de choses intéressantes.
Elle a commencé a manifesté son désir de partir, tout d'abord en gesticulant, ensuite en criant "Ahh...", ce qui fut assez radical. Oui, j'aurais peut-être dû emporter la sucette. Mais peu importe, il était en plus l'heure de manger. Le film durant 1h41, nous n'allions de toute façon pas le regarder jusqu'à la fin.
Nous avons quitté l'appartement vers 17 heures, après le goûter et quelques bêtises dont la responsabilité est partagée. Si Sonia a renversé le paprika dans la cuisine, c'est un peu de ma faute. J'avais dû laisser la boîte mal fermée et à porté de main. Mais bon, j'ai élevé la voix... elle s'est mise à pleurer... le message était donc passé.
La promenade ce matin n'a pas été non plus de tout repos. Sonia ne vient pas toujours quand je l'appelle (mais quand je dois au-revoir, si). Alors qu'elle partait dans la direction opposée à celle du retour, je l'ai prise et mise dans la poussette. Ce qui a déclanché un petit caprice. Mettre les gants a été une autre source de conflit. Mais après une petite tape sur les mains, elle a compris et ne les a pas retiré. Ah... Le monde de Nemo reproduit bien la relation parent-enfant !
Lorsque nous sommes sorties à 17 heures sans prendre la poussette, tout s'est bien passé. Le message avait donc été bien enregistré. Sonia m'a tenue la main jusqu'à ce que nous arrivions devant la mairie, où nous attendaient un père-noël distributeur de bonbons, un peu de thé, des friandises diverses offertes par les associations de la ville. Des musiciens en costume d'ouvrier on commencé à jouer. Nous nous sommes approchées. Nous avons dansé et applaudit. Le tambour, le saxo, les flûtes et autres instruments n'ont pas fait peur à Sonia. Au contraire, elle aurait sans doute aimé monter sur la scène. Le spectacle s'est terminé par une sorte de melting-pot de comptines, un mélanges de phrases tirées de divers refrains qui en a certainement destabilisé plus d'un "Au clair de la Lune, c'est la mère Michel qui crie par la fenêtre..."
Ce fut une bien agréable soirée où nous en avons pris plein les yeux et les oreilles.
Nemo est un petit poisson clown que son papa accompagne pour la première fois à l'école en le protègeant de tous les dangers. Avant de partir, rentre et sort trois fois, afin d'être certain qu'il n'y a aucun danger.. Attention, un ban de poisson ! Il faut attendre qu'ils s'arrêtent avant de traverser... Lors de sa première journée, Nemo s'est approché trop près d'un navire... et il a été pêché.
Après ? Sonia a protesté assez fort pour que nous sortions du cinéma. Il était 18h35 et nous étions dans la salle depuis 17h45, le temps de faire connaissance avec les lieux, en particulier les fauteuils sur lesquels elle ne tenait pas assise, son poids était un peu juste pour les maintenir ouverts. Il y avait aussi les escaliers en moquette avec leurs petites lumières.
La scéance a débuté à 18 heures. La salle est devenue sombre. Nous avons eu de la publicité pour trois ou quatre dessins-animés. Sonia se promenait entre moi, et un petit garçon situé trois fauteuils plus loin. La lumière a encore une fois diminué. Il y a eu un court-métrage Pixar (le premier, réalisé 6 ans avant Toy Story) que Sonia a regardé avec attention, certainement aussi un peu grâce à la musique et les lunettes de soleil que portaient les personnages. Quand le film a débuté, Sonia est restée très calme sur mes genoux. Je sentais bien les moments où l'animation était captivante et ceux où il se passait un peu moins de choses intéressantes.
Elle a commencé a manifesté son désir de partir, tout d'abord en gesticulant, ensuite en criant "Ahh...", ce qui fut assez radical. Oui, j'aurais peut-être dû emporter la sucette. Mais peu importe, il était en plus l'heure de manger. Le film durant 1h41, nous n'allions de toute façon pas le regarder jusqu'à la fin.
Nous avons quitté l'appartement vers 17 heures, après le goûter et quelques bêtises dont la responsabilité est partagée. Si Sonia a renversé le paprika dans la cuisine, c'est un peu de ma faute. J'avais dû laisser la boîte mal fermée et à porté de main. Mais bon, j'ai élevé la voix... elle s'est mise à pleurer... le message était donc passé.
La promenade ce matin n'a pas été non plus de tout repos. Sonia ne vient pas toujours quand je l'appelle (mais quand je dois au-revoir, si). Alors qu'elle partait dans la direction opposée à celle du retour, je l'ai prise et mise dans la poussette. Ce qui a déclanché un petit caprice. Mettre les gants a été une autre source de conflit. Mais après une petite tape sur les mains, elle a compris et ne les a pas retiré. Ah... Le monde de Nemo reproduit bien la relation parent-enfant !
Lorsque nous sommes sorties à 17 heures sans prendre la poussette, tout s'est bien passé. Le message avait donc été bien enregistré. Sonia m'a tenue la main jusqu'à ce que nous arrivions devant la mairie, où nous attendaient un père-noël distributeur de bonbons, un peu de thé, des friandises diverses offertes par les associations de la ville. Des musiciens en costume d'ouvrier on commencé à jouer. Nous nous sommes approchées. Nous avons dansé et applaudit. Le tambour, le saxo, les flûtes et autres instruments n'ont pas fait peur à Sonia. Au contraire, elle aurait sans doute aimé monter sur la scène. Le spectacle s'est terminé par une sorte de melting-pot de comptines, un mélanges de phrases tirées de divers refrains qui en a certainement destabilisé plus d'un "Au clair de la Lune, c'est la mère Michel qui crie par la fenêtre..."
Ce fut une bien agréable soirée où nous en avons pris plein les yeux et les oreilles.
17.12.03
NOEL DES ENFANTS
Aujourd'hui, le père-noël venait distribuer des cadeaux aux enfants du personnel du laboratoire. Chaque parent devait apporter un cadeau pour un enfant dont il ne connaissait que le sexe et l'âge. Pour ma part, c'était un garçon de deux ans. J'avais opté pour des cubes, des chevaux, et un livre.
L'arrivée du père-noël était prévu pour 16 heures, mais la fête commençait dès 15 heures avec un spectacle de clown.
J'ai récupèré Sonia à 14h45 chez la nourrice. Elle dormait depuis 12h30. Nous avons attendu le bus en comptant les voitures et en grimpant sur les escaliers. Quand il est arrivé, il était plein. Des places assises se sont assez vites libèrées et nous sommes arrivées à Orsay après avoir été tout de même bien balancées.
Là, nous avons attrappé une petite navette qui traverse le campus pour monter tout en haut sur le plateau du Moulon. Elle nous a déposé devant le laboratoire. Il était plus de 15h30 !
Nous nous sommes assises en écoutant le clown faire disparaître des noeuds dans une corde. Bof... Sonia avait besoin de bouger un peu. Elle m'a fait remarquer qu'il serait bien que j'enlève ma veste. Les jongleries l'ont un peu plus intéressées et elle s'est amusée à reproduire les "Ho", les "Ahh" du clown essayant de récupèrer les balles. Elle a voulu aller voir d'un peu plus près ce qui se passait alors que les autres enfants restaient sagement assis qu'ils aient quelques mois ou quelques années.
Quand elle est revenue et que le clown est passé à des histoires beaucoup moins passionnantes de cuisine, nous sommes sorties changer d'air et monter toutes mes affaires dans mon bureau. Le spectacle l'aura intéressée 10 minutes. Quelle bonne idée d'avoir fait la sieste !
Nous sommes redescendues au moment où le père-noël arrivait avec un traineau rempli de cadeaux. "J'ai une commande express à livrer pour le laboratoire !". Des fillettes ont tendu des dessins et il y a eu un attrouppement autour des cadeaux. Mais Sonia s'intéressait beaucoup plus aux gateaux et autres clémentines que l'on trouvait sur les tables le long de la salle, se faufillant entre les jambes des adultes pour arriver à bon port pendant que le père-noël égrennait les prénoms.
Quand ce fut son tour, elle fut heureuse de recevoir un cadeau. Elle a commencé à essayer de l'ouvrir et s'y est intéressé 5 minutes. Il s'agissait d'un jouet pour bébé avec deux touches qui font de la musique ou plutôt du bruit... Les jouets des autres enfants semblaient beaucoup plus intéressants. Etrange non ? Mais cela se reproduisait pour tous. Le garçon qui a reçu ce que j'avais acheté, regardait la voiture rouge du voisin pendant que Sonia jouait avec les cubes. Quelques pères s'amusaient à construire des véhicules en pièce détachées. Ils avaient l'air de s'amuser beaucoup plus que leurs enfants !
J'étais assez agréablement surprise de voir que Sonia se sentait vraiment chez elle, n'hésitant pas à demander son verre de jus d'orange à un adulte ou approchant un enfant pour toucher son jouet. Quelques fois, ce n'était pas évident de la suivre, ne serait-ce que du regard. Elle se faufillait facilement entre les adultes.
Nous sommes remontées vers 16h30. Sonia a mis son jouet dans mon sac en disant "dodo"... Nous avons croisé quelques collègues qui n'ont pas d'enfants ou en ont eu il y a longtemps. Petits gestes maladroits, bébés... "coucou, au-revoir"... Le fauteuil à roulette de mon bureau l'a beaucoup intéressée, ainsi que l'interrupteur situé juste à la bonne hauteur.
Un collègue nous a ramené aux Ulis. Nous sommes passée chercher la poussette chez la nourrice et j'ai sorti le jouet pour le montrer. Sonia l'a pris et s'est amusée avec jusqu'à la maison, ignorant les au-revoir de la nourrice.
Aujourd'hui, le père-noël venait distribuer des cadeaux aux enfants du personnel du laboratoire. Chaque parent devait apporter un cadeau pour un enfant dont il ne connaissait que le sexe et l'âge. Pour ma part, c'était un garçon de deux ans. J'avais opté pour des cubes, des chevaux, et un livre.
L'arrivée du père-noël était prévu pour 16 heures, mais la fête commençait dès 15 heures avec un spectacle de clown.
J'ai récupèré Sonia à 14h45 chez la nourrice. Elle dormait depuis 12h30. Nous avons attendu le bus en comptant les voitures et en grimpant sur les escaliers. Quand il est arrivé, il était plein. Des places assises se sont assez vites libèrées et nous sommes arrivées à Orsay après avoir été tout de même bien balancées.
Là, nous avons attrappé une petite navette qui traverse le campus pour monter tout en haut sur le plateau du Moulon. Elle nous a déposé devant le laboratoire. Il était plus de 15h30 !
Nous nous sommes assises en écoutant le clown faire disparaître des noeuds dans une corde. Bof... Sonia avait besoin de bouger un peu. Elle m'a fait remarquer qu'il serait bien que j'enlève ma veste. Les jongleries l'ont un peu plus intéressées et elle s'est amusée à reproduire les "Ho", les "Ahh" du clown essayant de récupèrer les balles. Elle a voulu aller voir d'un peu plus près ce qui se passait alors que les autres enfants restaient sagement assis qu'ils aient quelques mois ou quelques années.
Quand elle est revenue et que le clown est passé à des histoires beaucoup moins passionnantes de cuisine, nous sommes sorties changer d'air et monter toutes mes affaires dans mon bureau. Le spectacle l'aura intéressée 10 minutes. Quelle bonne idée d'avoir fait la sieste !
Nous sommes redescendues au moment où le père-noël arrivait avec un traineau rempli de cadeaux. "J'ai une commande express à livrer pour le laboratoire !". Des fillettes ont tendu des dessins et il y a eu un attrouppement autour des cadeaux. Mais Sonia s'intéressait beaucoup plus aux gateaux et autres clémentines que l'on trouvait sur les tables le long de la salle, se faufillant entre les jambes des adultes pour arriver à bon port pendant que le père-noël égrennait les prénoms.
Quand ce fut son tour, elle fut heureuse de recevoir un cadeau. Elle a commencé à essayer de l'ouvrir et s'y est intéressé 5 minutes. Il s'agissait d'un jouet pour bébé avec deux touches qui font de la musique ou plutôt du bruit... Les jouets des autres enfants semblaient beaucoup plus intéressants. Etrange non ? Mais cela se reproduisait pour tous. Le garçon qui a reçu ce que j'avais acheté, regardait la voiture rouge du voisin pendant que Sonia jouait avec les cubes. Quelques pères s'amusaient à construire des véhicules en pièce détachées. Ils avaient l'air de s'amuser beaucoup plus que leurs enfants !
J'étais assez agréablement surprise de voir que Sonia se sentait vraiment chez elle, n'hésitant pas à demander son verre de jus d'orange à un adulte ou approchant un enfant pour toucher son jouet. Quelques fois, ce n'était pas évident de la suivre, ne serait-ce que du regard. Elle se faufillait facilement entre les adultes.
Nous sommes remontées vers 16h30. Sonia a mis son jouet dans mon sac en disant "dodo"... Nous avons croisé quelques collègues qui n'ont pas d'enfants ou en ont eu il y a longtemps. Petits gestes maladroits, bébés... "coucou, au-revoir"... Le fauteuil à roulette de mon bureau l'a beaucoup intéressée, ainsi que l'interrupteur situé juste à la bonne hauteur.
Un collègue nous a ramené aux Ulis. Nous sommes passée chercher la poussette chez la nourrice et j'ai sorti le jouet pour le montrer. Sonia l'a pris et s'est amusée avec jusqu'à la maison, ignorant les au-revoir de la nourrice.
26.10.03
PROPRETE RELATIVE
Quelle joie de voir Sonia demander le pot soit en disant "caca", soit en baissant le pantalon. Deux fois hier, elle s'est exprimé au bon moment. Vu qu'il n'est pas toujours facile de patienter même deux minutes, il y a eu quelques tirs à côté, mais la mécanique semble être au point. Il ne reste plus que quelques réglages à faire...
Tout le mérite revient à sa nourrice qui lui a présenté le pot dès l'âge de 9 mois. Pour ma part, l'objet est souvent à portée de main mais je ne lui ai jamais imposé, écoutant la pédiatre qui pense que ça ne sert à rien avant 18 mois. Je lui ai expliqué à quoi le pot servait. Il m'arrive de la laisser se promener sans couche pour qu'elle se rende compte comme c'est agréable.
Ce week-end, j'ai remarqué qu'elle devient bilingue. Sa nourrice "tata" est marocaine et parle souvent Arabe avec ses voisines. Vendredi soir, elle a salué des jeunes qui attendaient l'ascenseur quand j'arrivais "Salam alikoum". J'ai fait remarqué cela a Sonia "T'as entendu ce qu'a dit tata ?" Ce week-end, je lui ai dit plusieurs fois "Salam ..." et elle a répondu "tata"... Preuve qu'elle a relativement bien compris qu'il s'agissait d'une autre langue et qu'elle a bien enregistré le mot.
Elle a découvert hier le mot "cassé", ce qui l'a bien fait rire... en tenant dans sa main un crayon bleu qu'elle venait de casser. Elle a répèté "séka" ou "séki". Les citrouilles oranges d'Halloween ne lui font plus peur... surtout lorsqu'il s'agit de chocolat entouré d'aluminium. Hier, elle ne savait pas comment enlever le papier. Aujourd'hui, c'est devenu un jeu.
Quelle joie de voir Sonia demander le pot soit en disant "caca", soit en baissant le pantalon. Deux fois hier, elle s'est exprimé au bon moment. Vu qu'il n'est pas toujours facile de patienter même deux minutes, il y a eu quelques tirs à côté, mais la mécanique semble être au point. Il ne reste plus que quelques réglages à faire...
Tout le mérite revient à sa nourrice qui lui a présenté le pot dès l'âge de 9 mois. Pour ma part, l'objet est souvent à portée de main mais je ne lui ai jamais imposé, écoutant la pédiatre qui pense que ça ne sert à rien avant 18 mois. Je lui ai expliqué à quoi le pot servait. Il m'arrive de la laisser se promener sans couche pour qu'elle se rende compte comme c'est agréable.
Ce week-end, j'ai remarqué qu'elle devient bilingue. Sa nourrice "tata" est marocaine et parle souvent Arabe avec ses voisines. Vendredi soir, elle a salué des jeunes qui attendaient l'ascenseur quand j'arrivais "Salam alikoum". J'ai fait remarqué cela a Sonia "T'as entendu ce qu'a dit tata ?" Ce week-end, je lui ai dit plusieurs fois "Salam ..." et elle a répondu "tata"... Preuve qu'elle a relativement bien compris qu'il s'agissait d'une autre langue et qu'elle a bien enregistré le mot.
Elle a découvert hier le mot "cassé", ce qui l'a bien fait rire... en tenant dans sa main un crayon bleu qu'elle venait de casser. Elle a répèté "séka" ou "séki". Les citrouilles oranges d'Halloween ne lui font plus peur... surtout lorsqu'il s'agit de chocolat entouré d'aluminium. Hier, elle ne savait pas comment enlever le papier. Aujourd'hui, c'est devenu un jeu.
19.10.03
FETE DE LA SCIENCE
Cette semaine était celle de la fête de la science. Nous aurions pu aller visiter le campus d'Orsay cette après-midi mais le temps ne s'y prêtait pas vraiment. Ce n'est pas pour autant que nous n'avons pas partiticipé à notre manière à l'amélioration des connaissances scientifiques. En biologie, nous avons analysé ce midi une crevette. Sonia m'a montré où étaient les yeux quand je lui ai posé la question. Nous avons ensuite remarqué qu'il vallait mieux enlevre la tête, la queue puis les 4 paires de pattes poillues avant de la manger après l'avoir coupé en 1,2,3,4 ou 5 morceaux. Sonia m'a d'ailleurs aidée à compter. Mais le plus impressionnant chez la crevettes, ce sont certainement ses antennes. Une étude comparative nous a appris que toutes les crevettes d'un échantillon de 300 grammes acheté au marché n'avaient pas des antennes de longueur identique. Nous sommes ensuite allées étudier les mouettes et les canards du parc. Nous avons rencontré Lisa, qui âgée de 19 mois voulait prendre notre balle verte. Sonia l'a récupérée avec le sourire.
Au point de vue botanique, nous constatons jour après jour la poussée extraordinaire des lentilles que Sonia a déposées sur du coton. Nous avons aussi constaté qu'il était possible de manger des chataignes mais seulement après les avoir fait cuire.
Pour ce qui est de l'astronomie, nous avons consulté hier "Ciel et Espace" à la médiathèque. Il reste encore quelques progrès à faire, Sonia s'écriant papa dès qu'elle voit la planète Mars. A moins qu'elle ait raison ? Il y a peut-être de la vie sur Mars ? Nous avons toutefois reconnu sans problème la Lune. Nous avons rencontré Clara, 19 mois, qui revenait de la piscine et qui elle-aussi s'intéressait plus aux accrobaties que l'on peut faire dans le coin lecture qu'aux ouvrages. Nous avons emprunté un livre sur "l'avion", histoire de parfaire nos connaissances techniques. Cela dit, Sonia a apporté un bavoir sale devant le lave-linge ce week-end, preuve qu'elle connait l'utilité de certains appareils.
La science lui permet également de vaincre ses frayeurs irrationnelles. J'avais acheté un "tapis hurlant" pour ses 17 mois. C'est une citrouille qui rigole quand on marche dessus. Jusqu'à présent, elle en avait peur, faisant des détours lorsqu'elle la voyait. Hier soir, je me suis mise à genoux devant. J'ai crié "Ha", créant ainsi une pression suffisante pour provoquer le rire de la citrouille. Sonia a sourit. Puis elle s'est amusée à déposer des objets sur le tapis qui n'a pas manqué de réagir, sans que Sonia soit effrayée.
Vendredi soir, nous avons expérimenté les lois de la gavitation à la ludothèque, en faisant tomber des balles dans le jeu approprié. Nous avons ainsi remarqué qu'il existe une attraction, d'autres enfants venant jouer avec nous dès que l'on s'amuse bien. Nous avons finalement emprunté un puzle avec une grande maison.
Sonia m'a également beaucoup aidé ce week-end en cuisine, mettant les lentilles ou les nouilles dans l'eau bouillante.
Enfin, à quoi serviraient les connaissances scientifiques si nous n'avions pas de quoi noter le résultat de nos expériences ? Sonia dit "cra-cra" lorsqu'elle aperçoit un crayon. Le plus drôle, ce sont les feutres avec des bouchons que l'on enlève ou remet. En revanche, tout cela semble s'accompagner d'une régression pour ce qui est de la sucette, qu'elle abandonne de moins en moins. Peut-être juste un peu de fatigue ?
Cette semaine était celle de la fête de la science. Nous aurions pu aller visiter le campus d'Orsay cette après-midi mais le temps ne s'y prêtait pas vraiment. Ce n'est pas pour autant que nous n'avons pas partiticipé à notre manière à l'amélioration des connaissances scientifiques. En biologie, nous avons analysé ce midi une crevette. Sonia m'a montré où étaient les yeux quand je lui ai posé la question. Nous avons ensuite remarqué qu'il vallait mieux enlevre la tête, la queue puis les 4 paires de pattes poillues avant de la manger après l'avoir coupé en 1,2,3,4 ou 5 morceaux. Sonia m'a d'ailleurs aidée à compter. Mais le plus impressionnant chez la crevettes, ce sont certainement ses antennes. Une étude comparative nous a appris que toutes les crevettes d'un échantillon de 300 grammes acheté au marché n'avaient pas des antennes de longueur identique. Nous sommes ensuite allées étudier les mouettes et les canards du parc. Nous avons rencontré Lisa, qui âgée de 19 mois voulait prendre notre balle verte. Sonia l'a récupérée avec le sourire.
Au point de vue botanique, nous constatons jour après jour la poussée extraordinaire des lentilles que Sonia a déposées sur du coton. Nous avons aussi constaté qu'il était possible de manger des chataignes mais seulement après les avoir fait cuire.
Pour ce qui est de l'astronomie, nous avons consulté hier "Ciel et Espace" à la médiathèque. Il reste encore quelques progrès à faire, Sonia s'écriant papa dès qu'elle voit la planète Mars. A moins qu'elle ait raison ? Il y a peut-être de la vie sur Mars ? Nous avons toutefois reconnu sans problème la Lune. Nous avons rencontré Clara, 19 mois, qui revenait de la piscine et qui elle-aussi s'intéressait plus aux accrobaties que l'on peut faire dans le coin lecture qu'aux ouvrages. Nous avons emprunté un livre sur "l'avion", histoire de parfaire nos connaissances techniques. Cela dit, Sonia a apporté un bavoir sale devant le lave-linge ce week-end, preuve qu'elle connait l'utilité de certains appareils.
La science lui permet également de vaincre ses frayeurs irrationnelles. J'avais acheté un "tapis hurlant" pour ses 17 mois. C'est une citrouille qui rigole quand on marche dessus. Jusqu'à présent, elle en avait peur, faisant des détours lorsqu'elle la voyait. Hier soir, je me suis mise à genoux devant. J'ai crié "Ha", créant ainsi une pression suffisante pour provoquer le rire de la citrouille. Sonia a sourit. Puis elle s'est amusée à déposer des objets sur le tapis qui n'a pas manqué de réagir, sans que Sonia soit effrayée.
Vendredi soir, nous avons expérimenté les lois de la gavitation à la ludothèque, en faisant tomber des balles dans le jeu approprié. Nous avons ainsi remarqué qu'il existe une attraction, d'autres enfants venant jouer avec nous dès que l'on s'amuse bien. Nous avons finalement emprunté un puzle avec une grande maison.
Sonia m'a également beaucoup aidé ce week-end en cuisine, mettant les lentilles ou les nouilles dans l'eau bouillante.
Enfin, à quoi serviraient les connaissances scientifiques si nous n'avions pas de quoi noter le résultat de nos expériences ? Sonia dit "cra-cra" lorsqu'elle aperçoit un crayon. Le plus drôle, ce sont les feutres avec des bouchons que l'on enlève ou remet. En revanche, tout cela semble s'accompagner d'une régression pour ce qui est de la sucette, qu'elle abandonne de moins en moins. Peut-être juste un peu de fatigue ?
11.10.03
PARIS !
Ce samedi, avait lieu la fête du Taï Chi aux jardins du Luxembourg. Le temps était magnifique ce matin. Nous avions passé une bonne nuit. Par conséquent, nous sommes parties vers 9h à la conquête de la capitale. Nous avons pris notre temps en essyant le tobogan avant de prendre le bus. Nous sommes montées dans le 06002 en direction de Massy. Sonia a été sage comme une image, pointant de temps en temps le soleil avec son doigt. A Massy, nous avons grimpé les escaliers pour acheter les billets. J'ai laissé Sonia composter le ticket aller. Quelle surprise de voir l'appareil avaler et rendre le ticket mauve !
A peine arrivées sur le quai, nous avons entendu le train. Nous nous sommes installées dans le sens de la circulation. Sonia a reposé de temps en temps sa tête sur mes cuisses. Elle a beaucoup joué avec la poche de mon pantalon, à y glisser un vieux ticket de métro.
Pourquoi le monsieur qui déposait des feuilles du style "j'ai 5 enfants, le dernier est très malade. Je n'ai pas de travail. Merci de votre générosité..." ne nous en a-t-il pas donné ? Parce que l'on était trop occupées ? Parce qu'il a eu peur de ne pas pouvoir récupérer sa feuille ? Peu importe... Cela m'a amusée.
La station Luxembourg fut vite là. Nous sommes descendues. Nous nous sommes assises pour consulter un plan afin de choisir la bonne sortie. Sonia a découvert les escalators. Quelle surprise de voir les dernières marches disparaître alors que l'on s'apprêtait à lever le pied !
Une fois dehors, Paris nous a enveloppées. Il y avait le bruit de la circulation d'abord. Puis aussi milles petites choses que l'on ne trouve pas ailleurs : une fontaine au milieu du trottoir, un muret sur lequel grimper...
En suivant un petit chien, nous sommes arrivées devant le jardin du Luxembourg. Des joggeurs courraient dans tous les sens. En face de nous, sur les pelouses de l'observatoire, se trouvait une foule avec des groupes habillés de manière identique. Quelques personnes pratiquaient le Taï Chi dans les allées.
Sonia s'est d'abord intéressée à une chaise verte comme on n'en trouve nulle part ailleurs. Quelle joie également de retrouver des cailloux, comme chez papi et mamie pendant les vacances !
Doucement, nous nous sommes approchées des manifestations. J'ai juste eu le temps de saluer mon prof de Tai Chi avant qu'un monsieur prenne le micro devant une centaine de figurants vêtus de T-shirts blancs qui s'apprêtaient à faire une démonstration. Nous nous sommes assises un peu sur la pelouse, mais Sonia ne semblait pas du tout passionnée par les discours, si ce n'est lors des applaudissements.
Nous nous sommes un peu éloignées pour nous rapprocher du Sénat. Il y avait encore beaucoup de fleurs, ce qui nous a donné l'occasion de prendre des photos. Sonia a vite aperçu un énorme tas de cailloux et s'y est installée. Une dizaine de minutes plus tard, trois enfants asiatiques sont passés en courant. Une petite fille s'est approchée de Sonia, elle s'est assise à côté et lui a carressé ses cheveux. Le sourire de Sonia a invité les autres enfants à la rejoindre. Une seule fillette parlait anglais et m'a demandé quel était son prénom et son âge. J'ai eu l'impression que c'était la première fois qu'ils voyaient un bébé aussi frisé.
Ils ont joué un peu à échanger des cailloux ou à en faire une montagne. Le temps d'une photos, ils sont repartis. Nous avons continué notre promenade. Vers le kiosque, des grands drapeaux aux couleurs très vives devaient faire partie d'une exposition. Malheureusement, Sonia est tombée dans les cailloux en courant en direction d'un bébé. Elle s'est fait une jolie bosse et cela a sonné le signal du retour.
Nous nous sommes assises un peu sur les marches du kiosque pour nous reposer et prendre un gâteau. Nous sommes montées dans le RER arrivé sur le quai juste avant nous. C'est seulement ensuite que nous avons vérifié qu'il se dirigeait bien vers Massy. Le trajet a semblé plus long, plus fatiguant.
A Massy, nous avons attendu le bus une dizaine de minutes avant de monter dans un engin qui n'était pas de la dernière génération. Nous étions à midi à la maison, bien fatiguées, mais avec l'impression d'avoir rallongé le week-end par cette escapade.
Ce samedi, avait lieu la fête du Taï Chi aux jardins du Luxembourg. Le temps était magnifique ce matin. Nous avions passé une bonne nuit. Par conséquent, nous sommes parties vers 9h à la conquête de la capitale. Nous avons pris notre temps en essyant le tobogan avant de prendre le bus. Nous sommes montées dans le 06002 en direction de Massy. Sonia a été sage comme une image, pointant de temps en temps le soleil avec son doigt. A Massy, nous avons grimpé les escaliers pour acheter les billets. J'ai laissé Sonia composter le ticket aller. Quelle surprise de voir l'appareil avaler et rendre le ticket mauve !
A peine arrivées sur le quai, nous avons entendu le train. Nous nous sommes installées dans le sens de la circulation. Sonia a reposé de temps en temps sa tête sur mes cuisses. Elle a beaucoup joué avec la poche de mon pantalon, à y glisser un vieux ticket de métro.
Pourquoi le monsieur qui déposait des feuilles du style "j'ai 5 enfants, le dernier est très malade. Je n'ai pas de travail. Merci de votre générosité..." ne nous en a-t-il pas donné ? Parce que l'on était trop occupées ? Parce qu'il a eu peur de ne pas pouvoir récupérer sa feuille ? Peu importe... Cela m'a amusée.
La station Luxembourg fut vite là. Nous sommes descendues. Nous nous sommes assises pour consulter un plan afin de choisir la bonne sortie. Sonia a découvert les escalators. Quelle surprise de voir les dernières marches disparaître alors que l'on s'apprêtait à lever le pied !
Une fois dehors, Paris nous a enveloppées. Il y avait le bruit de la circulation d'abord. Puis aussi milles petites choses que l'on ne trouve pas ailleurs : une fontaine au milieu du trottoir, un muret sur lequel grimper...
En suivant un petit chien, nous sommes arrivées devant le jardin du Luxembourg. Des joggeurs courraient dans tous les sens. En face de nous, sur les pelouses de l'observatoire, se trouvait une foule avec des groupes habillés de manière identique. Quelques personnes pratiquaient le Taï Chi dans les allées.
Sonia s'est d'abord intéressée à une chaise verte comme on n'en trouve nulle part ailleurs. Quelle joie également de retrouver des cailloux, comme chez papi et mamie pendant les vacances !
Doucement, nous nous sommes approchées des manifestations. J'ai juste eu le temps de saluer mon prof de Tai Chi avant qu'un monsieur prenne le micro devant une centaine de figurants vêtus de T-shirts blancs qui s'apprêtaient à faire une démonstration. Nous nous sommes assises un peu sur la pelouse, mais Sonia ne semblait pas du tout passionnée par les discours, si ce n'est lors des applaudissements.
Nous nous sommes un peu éloignées pour nous rapprocher du Sénat. Il y avait encore beaucoup de fleurs, ce qui nous a donné l'occasion de prendre des photos. Sonia a vite aperçu un énorme tas de cailloux et s'y est installée. Une dizaine de minutes plus tard, trois enfants asiatiques sont passés en courant. Une petite fille s'est approchée de Sonia, elle s'est assise à côté et lui a carressé ses cheveux. Le sourire de Sonia a invité les autres enfants à la rejoindre. Une seule fillette parlait anglais et m'a demandé quel était son prénom et son âge. J'ai eu l'impression que c'était la première fois qu'ils voyaient un bébé aussi frisé.
Ils ont joué un peu à échanger des cailloux ou à en faire une montagne. Le temps d'une photos, ils sont repartis. Nous avons continué notre promenade. Vers le kiosque, des grands drapeaux aux couleurs très vives devaient faire partie d'une exposition. Malheureusement, Sonia est tombée dans les cailloux en courant en direction d'un bébé. Elle s'est fait une jolie bosse et cela a sonné le signal du retour.
Nous nous sommes assises un peu sur les marches du kiosque pour nous reposer et prendre un gâteau. Nous sommes montées dans le RER arrivé sur le quai juste avant nous. C'est seulement ensuite que nous avons vérifié qu'il se dirigeait bien vers Massy. Le trajet a semblé plus long, plus fatiguant.
A Massy, nous avons attendu le bus une dizaine de minutes avant de monter dans un engin qui n'était pas de la dernière génération. Nous étions à midi à la maison, bien fatiguées, mais avec l'impression d'avoir rallongé le week-end par cette escapade.
2.10.03
LE MANEGE
Ayant récupéré Sonia un peu plus tôt que d'habitude, nous nous sommes dirrigées vers le centre commercial pour acheter un cadeau à Samuel Samir, le petit fils de la nourrice qui a vu le jour dimanche dernier.
Comme il n'y avait qu'un seul petit garçon sur le manège, j'ai demandé à partir de quel âge les enfants pouvaient montés. La dame m'a répondu "9 mois" en précisant que certains véhicules avaient des ceintures. Nous avons choisi le lapin. Sonia s'est surtout intéressée au volant. Lors des premiers tours, elle semblait plutôt inquiète, puis à la fin, elle avait un grand sourire.
Nous sommes allées faire un tour chez C&A, où nous avons joué à cache-cache entre les rayons et les miroirs. Nous avons trouvé un pyjama à offrir et quelques chaussettes pour Sonia.
Lorsque nous sommes repassées devant le manège, elle n'a pas manifesté l'envie de recommencer. Le retour fut plus épuisant, Sonia mettant à sa bouche tout ce qu'elle trouvait et essayant de tester le volume maximum qu'elle pouvait atteindre dans les graves comme dans les aigus.
Ayant récupéré Sonia un peu plus tôt que d'habitude, nous nous sommes dirrigées vers le centre commercial pour acheter un cadeau à Samuel Samir, le petit fils de la nourrice qui a vu le jour dimanche dernier.
Comme il n'y avait qu'un seul petit garçon sur le manège, j'ai demandé à partir de quel âge les enfants pouvaient montés. La dame m'a répondu "9 mois" en précisant que certains véhicules avaient des ceintures. Nous avons choisi le lapin. Sonia s'est surtout intéressée au volant. Lors des premiers tours, elle semblait plutôt inquiète, puis à la fin, elle avait un grand sourire.
Nous sommes allées faire un tour chez C&A, où nous avons joué à cache-cache entre les rayons et les miroirs. Nous avons trouvé un pyjama à offrir et quelques chaussettes pour Sonia.
Lorsque nous sommes repassées devant le manège, elle n'a pas manifesté l'envie de recommencer. Le retour fut plus épuisant, Sonia mettant à sa bouche tout ce qu'elle trouvait et essayant de tester le volume maximum qu'elle pouvait atteindre dans les graves comme dans les aigus.
1.10.03
COUCOU LA LUNE !
Ce soir, pendant le repas, nous avons remarqué la présence de... LA LUNE. Sonia a de suite pointé le croissant du doigt dès que je lui ai dit "regarde la Lune". Nous avons ensuite passé une bonne heure à la regarder en lui faisant coucou de temps en temps, ce qui provoquait de larges sourires. Des avions fonçaient droit sur elle ! Quel spectacle !
Nous avons aussi fait le tour des différentes pièces afin de savoir d'où on la voyait le mieux. Pas de doute, c'était depuis la salle à manger ! Depuis la cuisine ou la chambre de Sonia, l'immeuble d'en face la cachait au fur et à mesure qu'elle descendait.
Actuellement, le livre à lire chaque soir -quand ce n'est pas le matin-, c'est "D'une planète à l'autre" d'Albert Ducroc. Le voyage commence par une grande photographie du Soleil -à qui Sonia ne manque pas de dire "au-revoir" chaque soir. Puis il y a Mercure avec tous ses trous, Vénus avec ses nuages jaunes.
Viens ensuite la Terre -et l'on peut même voir où se trouve papa-. A côté de la Terre, il y a la Lune. Et là, chose étonnante, on voit un tracteur ! Après vient Mars et tous ses petits cailloux rouges ainsi qu'une grosse montagne. L'énorme planète avec une grosse tache rouge, c'est Jupiter. Puis c'est le tour de Saturne avec ses anneaux et enfin Uranus... où Sonia a placé son père hier soir... Il faut dire qu'elle est bleue aussi, tant pis ses les températures peuvent atteindre -200°C.
Ce soir, pendant le repas, nous avons remarqué la présence de... LA LUNE. Sonia a de suite pointé le croissant du doigt dès que je lui ai dit "regarde la Lune". Nous avons ensuite passé une bonne heure à la regarder en lui faisant coucou de temps en temps, ce qui provoquait de larges sourires. Des avions fonçaient droit sur elle ! Quel spectacle !
Nous avons aussi fait le tour des différentes pièces afin de savoir d'où on la voyait le mieux. Pas de doute, c'était depuis la salle à manger ! Depuis la cuisine ou la chambre de Sonia, l'immeuble d'en face la cachait au fur et à mesure qu'elle descendait.
Actuellement, le livre à lire chaque soir -quand ce n'est pas le matin-, c'est "D'une planète à l'autre" d'Albert Ducroc. Le voyage commence par une grande photographie du Soleil -à qui Sonia ne manque pas de dire "au-revoir" chaque soir. Puis il y a Mercure avec tous ses trous, Vénus avec ses nuages jaunes.
Viens ensuite la Terre -et l'on peut même voir où se trouve papa-. A côté de la Terre, il y a la Lune. Et là, chose étonnante, on voit un tracteur ! Après vient Mars et tous ses petits cailloux rouges ainsi qu'une grosse montagne. L'énorme planète avec une grosse tache rouge, c'est Jupiter. Puis c'est le tour de Saturne avec ses anneaux et enfin Uranus... où Sonia a placé son père hier soir... Il faut dire qu'elle est bleue aussi, tant pis ses les températures peuvent atteindre -200°C.
28.9.03
MAMAN VA TOMBER
Telle est la phrase que j'ai entendue très nettement cette après-midi. Il faut dire que j'ai l'impression d'avoir passé le week-end à lui dire "Attention, tu vas tomber", en particulier lorsqu'elle fait l'accrobate sur mon lit. Il y a effectivement eu quelques chutes sans gravité, une légère égratignure au front lorsqu'elle est tombée en courant vers moi ce matin devant la Poste, une petite bosse lorsqu'une pirouette en regardant la TV s'est terminée à côté d'un coussin.
Elle s'est fait un nouvel ami lorsque nous sommes descendues au terrain de jeu au pied de l'immeuble. Un petit garçon aux cheveux blonds frisés y jouait avec son papa. Du haut de ses 12 mois, il courrait à quatre pattes après Sonia. Ils se sont bien amusés. Sonia a beaucoup papoté même si j'ai du mal à déchiffrer. Quelque fois, j'ai l'impression qu'elle a quelques intonnations arabes.
Les imagiers ont de plus en plus de succès. Même si elle ne prononce pas les mots, elle pointe correctement du doigt une pomme ou une carrote. Elle sait aussi différencier son nez, de celui d'un bébé sur un livre ou de celui de maman. Elle sait reconnaître la couleur "bleue" et compter jusqu'à "deux". Par exemple, elle a prononcé "deux" en voyant deux crochets du porte-manteaux de la salle de bain.
Samedi matin, nous avons essayé les feutres. Dessiner est une chose, faire de la musique ou lancer ces batons multicolores est drôlement plus intéressant. Nous sommes allées au parc en fin d'après-midi, lorsque tout le monde était parti. Le soleil couchant donnait une ambiance particulière. J'ai remarqué que Sonia ne marchait pas. Elle danse, par exemple en faisant des tours sur elle-même. Sur le chemin du retour, elle a dit "au-revoir" au Soleil à plusieurs reprises. Ce soir, j'ai eu l'impression qu'elle lui parlait alors que nous regardions cette énorme boule rouge disparaître.
Vendredi soir, nous avons rendu le jeu des dinosaures à la ludothèque. Nous avons emprunté une espèce de boulier. Trois perles peuvent se déplacer sur une spirale métalique, tandis que trois autres se glissent sur une ligne droite au milieu. A priori, ça semble beaucoup plus captivant. Sur place, elle s'est bien occupée à regarder les autres et taper sur de petits tabourets colorés.
Telle est la phrase que j'ai entendue très nettement cette après-midi. Il faut dire que j'ai l'impression d'avoir passé le week-end à lui dire "Attention, tu vas tomber", en particulier lorsqu'elle fait l'accrobate sur mon lit. Il y a effectivement eu quelques chutes sans gravité, une légère égratignure au front lorsqu'elle est tombée en courant vers moi ce matin devant la Poste, une petite bosse lorsqu'une pirouette en regardant la TV s'est terminée à côté d'un coussin.
Elle s'est fait un nouvel ami lorsque nous sommes descendues au terrain de jeu au pied de l'immeuble. Un petit garçon aux cheveux blonds frisés y jouait avec son papa. Du haut de ses 12 mois, il courrait à quatre pattes après Sonia. Ils se sont bien amusés. Sonia a beaucoup papoté même si j'ai du mal à déchiffrer. Quelque fois, j'ai l'impression qu'elle a quelques intonnations arabes.
Les imagiers ont de plus en plus de succès. Même si elle ne prononce pas les mots, elle pointe correctement du doigt une pomme ou une carrote. Elle sait aussi différencier son nez, de celui d'un bébé sur un livre ou de celui de maman. Elle sait reconnaître la couleur "bleue" et compter jusqu'à "deux". Par exemple, elle a prononcé "deux" en voyant deux crochets du porte-manteaux de la salle de bain.
Samedi matin, nous avons essayé les feutres. Dessiner est une chose, faire de la musique ou lancer ces batons multicolores est drôlement plus intéressant. Nous sommes allées au parc en fin d'après-midi, lorsque tout le monde était parti. Le soleil couchant donnait une ambiance particulière. J'ai remarqué que Sonia ne marchait pas. Elle danse, par exemple en faisant des tours sur elle-même. Sur le chemin du retour, elle a dit "au-revoir" au Soleil à plusieurs reprises. Ce soir, j'ai eu l'impression qu'elle lui parlait alors que nous regardions cette énorme boule rouge disparaître.
Vendredi soir, nous avons rendu le jeu des dinosaures à la ludothèque. Nous avons emprunté une espèce de boulier. Trois perles peuvent se déplacer sur une spirale métalique, tandis que trois autres se glissent sur une ligne droite au milieu. A priori, ça semble beaucoup plus captivant. Sur place, elle s'est bien occupée à regarder les autres et taper sur de petits tabourets colorés.
20.9.03
LE BATEAU DE TRISTAN
Le repas de midi s'étant transformé en duel, nous sommes parties au parc vers 15 heures pour le goûter. A peine sorties, nous avons dépassé une mère chargée de sacs Carrefour et sa fille déjà grande qui avait les mains vides. La dame a fait une réflexion "Regarde le bébé, lui au-moins, il est sage, pas comme toi.". Ah, si elle s'avait qu'un quart d'heure plus tôt Sonia était en train d'hurler au milieu du couloir parce que je lui avais repris le nième objet qu'elle mettait dans sa bouche depuis la fin du repas ! N'ayant mangé qu'une moitié de yahourt à midi, elle devait certainement avoir un peu faim, mais hors de question de grignoter en dehors des repas !
Un peu plus loin, Sonia a manifesté l'envie de sortir de la poussette au niveau du premier terrain de jeu. Nous avons joué à cache-cache autour du tobogan et de la petite maison en bois qui le soutient. Certaines parois étaient brûlantes. C'était assez drôle de voir Sonia marcher à quatre pattes là où le plafond était 10 cm au-dessus de sa tête.
Nous avons continué notre périple. Arrivées au parc, Sonia s'est assise au milieu de l'allée, attendant sans doute que je vienne la chercher. Nous avons gambadé un peu dans la prairie en cueillant des pissenlits. Quand j'ai redéposé Sonia dans la poussette pour la descente vers le lac, j'ai remarqué des formes blanches sur celui-ci. Des mouettes ! Je ne pense pas en avoir vu l'année dernière même si nous venions moins souvent.
Les deux oies, les canards, les poules d'eau et les rats étaient également de la partie. Nous nous sommes arrêtées pour goûter devant ce spectacle. Au loin, on entendait les rythmes d'un djembé. Sonia a accompagné mes "tam tam.. tam.. tam tam... tam".
Elle a mangé doucement les 3/4 d'une banane puis le yahourt nature. Après cela, nous avons ramassé quelques glands sous le grand chêne. Ils venaient de tondre l'herbe et Sonia s'est beaucoup intéressée aux plaques d'herbe coupée qui traînaient par endroit. En tous cas, c'est un peu étrange de voir tous les indices de l'automne apparaître sous un temps estival. Nous avons aussi ramassé quelques feuilles de chêne et d'érable. L'une avait des trous. C'était amusant de passer le petit doigt.
Nous avons traversé un concours de pêche à en croire par les deux coupes exposées sur une table entourée de glacières. Près des rochers avant la plage, une maman jouait à chat-percé avec son fils. Elle lui a dit "Bon, on rentre ? Tu triches, tu es toujours sur les rochers. Bon, ça suffit, je m'en vais." Le gamin est descendu a contre-coeur. La mère s'est retournée et l'a attrappé une disant "Je t'ai bien eu !"
Impossible bien sûr de passer devant le sable sans s'arrêter. Nous avons enlevées toutes les deux nos chaussures. Sonia s'est assise dans le sable et a commencé à en mettre sur son short. Un jeune garçon est arrivé en lui disant "Picwi-picwi" et en me disant "c'est comme ça qu'il faut parler aux bébés". Un large sourire est apparu sur le visage de Sonia. Avec ses mains, il a rassemblé un tas de sable, et a planté une brindille au milieu en disant "c'est un bateau !" Sonia a repris la brindille et l'a replantée. J'ai sorti son poisson vert en plastique. "C'est une pelle ?" m'a demandé Tristan. Je me suis servi du moule pour creuser un peu afin d'avoir du sable humide et faire un poisson en sable. Sonia l'a immédiatement détruit. Tristan en a fait d'autres sans que Sonia y touche. Il y a planté des brindilles, il a posé sa main autour, les doigts écartés en disant "c'est une cage !"
Sonia commençant à montrer quelques signes de fatigue en lançant du sable partout, nous sommes sorties. Je lui ai changé son maillot de corps sous le regard étonné du bambin. Il m'a demandé l'autorisation de la promener en poussette. Je lui ai dit de demandé à sa maman. Il l'a promenée un peu jusqu'à ce qu'elle proteste. Vu qu'il était 17h, nous avons pris congé. La famille de Tristan était là depuis 14 heures, le grand-frère ayant entraînement de rugby.
Sonia a somnolé dans la poussette en rentrant mais sans dormir. Arrivée à la maison, ses yeux ce fermaient, mais comme il y avait encore pas mal de sable, nous avons pris la direction de la salle de bain, ce qui l'a réveillée. Nous nous sommes couchées un peu dans mon lit, mais elle a vite manifesté l'envie de jouer. Elle devait pourtant être fatiguée vu qu'elle n'avait dormie qu'environs 2 heures ce matin. Il a fallu lire et relire "Décroche-moi la Lune". C'est impressionnant comme chaque ballade au parc est source d'aventures et de découvertes !
Elle m'a aidée à préparer le dîner en mettant les coquillettes dans l'eau bouillante. Elle a mangé avec un appetit d'ogre. Ca faisait plaisir à voir. Elle a exploré toutes les vertus du miel ajouté au yahourt. Ensuite, elle s'est allongée sur deux coussins en regardant les télétubbies chercher la trottinette de Po pendant que je débarrassais. Elle est venue me chercher à la cuisine pour me conduire devant le petit écran. Je me suis assise à côté d'elle. Nous avons joué un peu avec le culbuto. J'ai arrêté la télévision. Nous avons lu "clic-clac couleur" puis nous sommes allées nous coucher devant l'ampleur des baillements.
Le repas de midi s'étant transformé en duel, nous sommes parties au parc vers 15 heures pour le goûter. A peine sorties, nous avons dépassé une mère chargée de sacs Carrefour et sa fille déjà grande qui avait les mains vides. La dame a fait une réflexion "Regarde le bébé, lui au-moins, il est sage, pas comme toi.". Ah, si elle s'avait qu'un quart d'heure plus tôt Sonia était en train d'hurler au milieu du couloir parce que je lui avais repris le nième objet qu'elle mettait dans sa bouche depuis la fin du repas ! N'ayant mangé qu'une moitié de yahourt à midi, elle devait certainement avoir un peu faim, mais hors de question de grignoter en dehors des repas !
Un peu plus loin, Sonia a manifesté l'envie de sortir de la poussette au niveau du premier terrain de jeu. Nous avons joué à cache-cache autour du tobogan et de la petite maison en bois qui le soutient. Certaines parois étaient brûlantes. C'était assez drôle de voir Sonia marcher à quatre pattes là où le plafond était 10 cm au-dessus de sa tête.
Nous avons continué notre périple. Arrivées au parc, Sonia s'est assise au milieu de l'allée, attendant sans doute que je vienne la chercher. Nous avons gambadé un peu dans la prairie en cueillant des pissenlits. Quand j'ai redéposé Sonia dans la poussette pour la descente vers le lac, j'ai remarqué des formes blanches sur celui-ci. Des mouettes ! Je ne pense pas en avoir vu l'année dernière même si nous venions moins souvent.
Les deux oies, les canards, les poules d'eau et les rats étaient également de la partie. Nous nous sommes arrêtées pour goûter devant ce spectacle. Au loin, on entendait les rythmes d'un djembé. Sonia a accompagné mes "tam tam.. tam.. tam tam... tam".
Elle a mangé doucement les 3/4 d'une banane puis le yahourt nature. Après cela, nous avons ramassé quelques glands sous le grand chêne. Ils venaient de tondre l'herbe et Sonia s'est beaucoup intéressée aux plaques d'herbe coupée qui traînaient par endroit. En tous cas, c'est un peu étrange de voir tous les indices de l'automne apparaître sous un temps estival. Nous avons aussi ramassé quelques feuilles de chêne et d'érable. L'une avait des trous. C'était amusant de passer le petit doigt.
Nous avons traversé un concours de pêche à en croire par les deux coupes exposées sur une table entourée de glacières. Près des rochers avant la plage, une maman jouait à chat-percé avec son fils. Elle lui a dit "Bon, on rentre ? Tu triches, tu es toujours sur les rochers. Bon, ça suffit, je m'en vais." Le gamin est descendu a contre-coeur. La mère s'est retournée et l'a attrappé une disant "Je t'ai bien eu !"
Impossible bien sûr de passer devant le sable sans s'arrêter. Nous avons enlevées toutes les deux nos chaussures. Sonia s'est assise dans le sable et a commencé à en mettre sur son short. Un jeune garçon est arrivé en lui disant "Picwi-picwi" et en me disant "c'est comme ça qu'il faut parler aux bébés". Un large sourire est apparu sur le visage de Sonia. Avec ses mains, il a rassemblé un tas de sable, et a planté une brindille au milieu en disant "c'est un bateau !" Sonia a repris la brindille et l'a replantée. J'ai sorti son poisson vert en plastique. "C'est une pelle ?" m'a demandé Tristan. Je me suis servi du moule pour creuser un peu afin d'avoir du sable humide et faire un poisson en sable. Sonia l'a immédiatement détruit. Tristan en a fait d'autres sans que Sonia y touche. Il y a planté des brindilles, il a posé sa main autour, les doigts écartés en disant "c'est une cage !"
Sonia commençant à montrer quelques signes de fatigue en lançant du sable partout, nous sommes sorties. Je lui ai changé son maillot de corps sous le regard étonné du bambin. Il m'a demandé l'autorisation de la promener en poussette. Je lui ai dit de demandé à sa maman. Il l'a promenée un peu jusqu'à ce qu'elle proteste. Vu qu'il était 17h, nous avons pris congé. La famille de Tristan était là depuis 14 heures, le grand-frère ayant entraînement de rugby.
Sonia a somnolé dans la poussette en rentrant mais sans dormir. Arrivée à la maison, ses yeux ce fermaient, mais comme il y avait encore pas mal de sable, nous avons pris la direction de la salle de bain, ce qui l'a réveillée. Nous nous sommes couchées un peu dans mon lit, mais elle a vite manifesté l'envie de jouer. Elle devait pourtant être fatiguée vu qu'elle n'avait dormie qu'environs 2 heures ce matin. Il a fallu lire et relire "Décroche-moi la Lune". C'est impressionnant comme chaque ballade au parc est source d'aventures et de découvertes !
Elle m'a aidée à préparer le dîner en mettant les coquillettes dans l'eau bouillante. Elle a mangé avec un appetit d'ogre. Ca faisait plaisir à voir. Elle a exploré toutes les vertus du miel ajouté au yahourt. Ensuite, elle s'est allongée sur deux coussins en regardant les télétubbies chercher la trottinette de Po pendant que je débarrassais. Elle est venue me chercher à la cuisine pour me conduire devant le petit écran. Je me suis assise à côté d'elle. Nous avons joué un peu avec le culbuto. J'ai arrêté la télévision. Nous avons lu "clic-clac couleur" puis nous sommes allées nous coucher devant l'ampleur des baillements.
19.9.03
J'VEUX PAS Y'ALLER !
Sonia a encore pleuré ce matin quand je l'ai déposée chez la nourrice, ce qui a provoqué également des protestations chez Quentin qui était encore dans la poussette. Elle s'est calmée lorsque celle-ci a mis la main sur la sucette.
Hier, le même scénario s'est produit, sauf qu'elle était parvenue à se calmer avant que la nourrice ne trouve la tétine. Elle lui a donné quand même en disant "elle y est habituée... et puis y'a les dents". A la maison, Sonia ne prend sa sucette que pour dormir. Le reste du temps, c'est un jouet comme un autre qu'elle va lancer ou me donner par exemple.
J'ai également croisé la grand-mère de Reihan hier matin qui venait de le déposer chez la nourrice "Votre fille a pleuré Maman quand nous sommes arrivés. Reïhan s'est mis à pleurer aussi.... ça a fait un beau concert." Véritable malaise ? Simple caprice ?
Sonia est pressée de rentrer à la maison le soir quand je la récupère mais ses journées ont l'air de bien se passer.
Hier, nous avons également croisé Océane qui était chez la même nourrice que Sonia il y a un an. J'ai demandé à sa mère si elle allait à l'école "Non, elle est née au mois de mai et ils n'acceptent que les enfants nés au premier trimestre...". J'ai un peu peur que ce soit long pour Sonia de passer encore deux ans chez la nourrice. Enfin, l'avenir nous le dira. Elle a aussi le temps de découvrir l'école et de se socialiser.
Je l'ai inscrite à la ludothèque ce soir et j'ai emprunté le premier jeux. Quatre boutons font sortir des bébés dinosaures de leur oeuf lorsqu'on appuie, pousse, tire ou tourne. Ca l'a un peu intéressée...
En revanche, elle a adoré "Décroche-moi la lune" d'Eric Carle emprunté le week-end dernier à la médiathèque.
Sonia a encore pleuré ce matin quand je l'ai déposée chez la nourrice, ce qui a provoqué également des protestations chez Quentin qui était encore dans la poussette. Elle s'est calmée lorsque celle-ci a mis la main sur la sucette.
Hier, le même scénario s'est produit, sauf qu'elle était parvenue à se calmer avant que la nourrice ne trouve la tétine. Elle lui a donné quand même en disant "elle y est habituée... et puis y'a les dents". A la maison, Sonia ne prend sa sucette que pour dormir. Le reste du temps, c'est un jouet comme un autre qu'elle va lancer ou me donner par exemple.
J'ai également croisé la grand-mère de Reihan hier matin qui venait de le déposer chez la nourrice "Votre fille a pleuré Maman quand nous sommes arrivés. Reïhan s'est mis à pleurer aussi.... ça a fait un beau concert." Véritable malaise ? Simple caprice ?
Sonia est pressée de rentrer à la maison le soir quand je la récupère mais ses journées ont l'air de bien se passer.
Hier, nous avons également croisé Océane qui était chez la même nourrice que Sonia il y a un an. J'ai demandé à sa mère si elle allait à l'école "Non, elle est née au mois de mai et ils n'acceptent que les enfants nés au premier trimestre...". J'ai un peu peur que ce soit long pour Sonia de passer encore deux ans chez la nourrice. Enfin, l'avenir nous le dira. Elle a aussi le temps de découvrir l'école et de se socialiser.
Je l'ai inscrite à la ludothèque ce soir et j'ai emprunté le premier jeux. Quatre boutons font sortir des bébés dinosaures de leur oeuf lorsqu'on appuie, pousse, tire ou tourne. Ca l'a un peu intéressée...
En revanche, elle a adoré "Décroche-moi la lune" d'Eric Carle emprunté le week-end dernier à la médiathèque.
16.9.03
16 MOIS !
Aujourd'hui Sonia a 16 mois. Je lui ai offert un imagier... 1000 mots à partir de 2 ans... Ouaip...
La taille du livre et le fait que l'on pouvait le feuilleter l'a intéressée. En revanche, je ne suis pas certaine que beaucoup d'enfants de 2 ans aient le mot "edelweis" à leur vocabulaire.
Ce soir, toute fière, elle a prononcé le mot "PAPI", alors que pendant les vacances chez ses grands-parents, il n'y avait que papa et maman qui sortaient.
Elle tousse encore un peu mais n'a pas de fièvre. La pédiatre nous a prescrit hier un délicieux sirop au goût orange. Le problème n'est pas de lui faire avaler mais de lui faire comprendre que l'on n'a pas le droit d'en prendre deux cuillères. C'est une rhinopharyngite, donc rien de bien dramatique.
Aujourd'hui Sonia a 16 mois. Je lui ai offert un imagier... 1000 mots à partir de 2 ans... Ouaip...
La taille du livre et le fait que l'on pouvait le feuilleter l'a intéressée. En revanche, je ne suis pas certaine que beaucoup d'enfants de 2 ans aient le mot "edelweis" à leur vocabulaire.
Ce soir, toute fière, elle a prononcé le mot "PAPI", alors que pendant les vacances chez ses grands-parents, il n'y avait que papa et maman qui sortaient.
Elle tousse encore un peu mais n'a pas de fièvre. La pédiatre nous a prescrit hier un délicieux sirop au goût orange. Le problème n'est pas de lui faire avaler mais de lui faire comprendre que l'on n'a pas le droit d'en prendre deux cuillères. C'est une rhinopharyngite, donc rien de bien dramatique.
14.9.03
FLAGADA
Sonia avait un peu de fièvre ce matin. Toute la journée, elle a été d'un calme extraordinaire. Nous avons regardé une partie de la cassette de Pinnochio, allongées sur des coussins. Elle a passé pas mal de temps dans mes bras. En marchant, elle est tombée à deux reprises toute seule. Nous avons joué un peu aussi mais bon, la fatigue venait vite, même si le sourire était présent.
Elle n'a pas eu beaucoup d'appétit. Le soir, elle m'a apporté elle-même son biberon. J'ai donc fait chauffer du lait. Hier non plus, elle n'a pas énormément mangé.
Nous nous sommes également beaucoup reposées. Allongée sur mon lit, elle m'a regardé arracher le papier peint de ma chambre. J'ai découvert à quel point les imagiers devenaient intéressants. Elle pointe son doigt au bon endroit quand je demande "Sonia, montre-moi la pomme !". J'ai également été comblée en obtenant un caca dans le pot, mais bon, si elle a compris ce que l'on attend d'elle en la mettant sur le pot, elle est loin de savoir exprimer l'envie.
La journée s'est terminée avec une cassette des Télétubbies et le résumé de quelques aventures d'Harry Potter.
Sonia avait un peu de fièvre ce matin. Toute la journée, elle a été d'un calme extraordinaire. Nous avons regardé une partie de la cassette de Pinnochio, allongées sur des coussins. Elle a passé pas mal de temps dans mes bras. En marchant, elle est tombée à deux reprises toute seule. Nous avons joué un peu aussi mais bon, la fatigue venait vite, même si le sourire était présent.
Elle n'a pas eu beaucoup d'appétit. Le soir, elle m'a apporté elle-même son biberon. J'ai donc fait chauffer du lait. Hier non plus, elle n'a pas énormément mangé.
Nous nous sommes également beaucoup reposées. Allongée sur mon lit, elle m'a regardé arracher le papier peint de ma chambre. J'ai découvert à quel point les imagiers devenaient intéressants. Elle pointe son doigt au bon endroit quand je demande "Sonia, montre-moi la pomme !". J'ai également été comblée en obtenant un caca dans le pot, mais bon, si elle a compris ce que l'on attend d'elle en la mettant sur le pot, elle est loin de savoir exprimer l'envie.
La journée s'est terminée avec une cassette des Télétubbies et le résumé de quelques aventures d'Harry Potter.
13.9.03
QUELLE ACTIVITE ?
Aujourd'hui, c'était journée portes ouvertes pour les associations des Ulis. J'ai vaguement envisagé d'aller jusqu'au gymnase des Bathes pour voir en quoi consistent les cours de gym maman-bébé. Seulement, ils ont lieu le samedi matin et aujourd'hui par exemple, nous avions d'autres choses à faire ! Un peu de ménage, du jus de raisin, de la vaisselle, de la lessive... Vers 11h, nous sommes descendues dans le parc où nous avons croisé la maman de Quentin. Nous sommes allées à la médiathèque rendre les livre empruntés la semaine dernière puis en prendre de nouveaux. Nous sommes revenues, et Sonia s'est endormie jusqu'à 13h. Nous avons pris la direction du parc vers 15 heures sous un soleil estival. En entendant les cris devant la piscine, l'idée de nous arrêter pour en savoir plus sur les cours "bébé bulles" m'a traversé l'esprit. Et puis non... Elle a bien le temps de me faire peur en plongeant dans l'eau !
Nous nous sommes arrêtées sur le petit tobogan après la pergola des bergères. Puis en repartant, j'ai remarqué des tentes devant la ludothèque.
Nous avons fait un détour et avons été accueillies à bras ouverts. Sonia a fait le tour des jouets. Finalement, c'est un boulier qui a attiré son attention. Cela dit, il n'y avait pas d'enfant de son âge. S'inscrire me semble être une bonne idée. Nous pourrons emprunter des jeux et je pourrais ainsi mieux voir ces centres d'intérêt évoluer. Peut-être s'y fera-t-elle de nouveaux amis ? Peut-être y viendra-t-elle avec sa nourrice ? Peut-être apprendra-t-elle à ne plus se jeter dans mes bras dès qu'elle aperçoit un adulte qu'elle ne connait pas ?
Nous avons continué notre ballade et fait le tour du parc en goûtant. Sonia toussait un peu. En rentrant, nous avons croisé Sarah en week-end chez sa grand-mère avec Fusia, l'une des filles de la nourrice. Aussitôt arrivées à la maison vers 17h, nous nous sommes jetées dans un bain moussant, histoire d'enlever tout le sable. Sonia s'est endormie juste après, épuisée...
Aujourd'hui, c'était journée portes ouvertes pour les associations des Ulis. J'ai vaguement envisagé d'aller jusqu'au gymnase des Bathes pour voir en quoi consistent les cours de gym maman-bébé. Seulement, ils ont lieu le samedi matin et aujourd'hui par exemple, nous avions d'autres choses à faire ! Un peu de ménage, du jus de raisin, de la vaisselle, de la lessive... Vers 11h, nous sommes descendues dans le parc où nous avons croisé la maman de Quentin. Nous sommes allées à la médiathèque rendre les livre empruntés la semaine dernière puis en prendre de nouveaux. Nous sommes revenues, et Sonia s'est endormie jusqu'à 13h. Nous avons pris la direction du parc vers 15 heures sous un soleil estival. En entendant les cris devant la piscine, l'idée de nous arrêter pour en savoir plus sur les cours "bébé bulles" m'a traversé l'esprit. Et puis non... Elle a bien le temps de me faire peur en plongeant dans l'eau !
Nous nous sommes arrêtées sur le petit tobogan après la pergola des bergères. Puis en repartant, j'ai remarqué des tentes devant la ludothèque.
Nous avons fait un détour et avons été accueillies à bras ouverts. Sonia a fait le tour des jouets. Finalement, c'est un boulier qui a attiré son attention. Cela dit, il n'y avait pas d'enfant de son âge. S'inscrire me semble être une bonne idée. Nous pourrons emprunter des jeux et je pourrais ainsi mieux voir ces centres d'intérêt évoluer. Peut-être s'y fera-t-elle de nouveaux amis ? Peut-être y viendra-t-elle avec sa nourrice ? Peut-être apprendra-t-elle à ne plus se jeter dans mes bras dès qu'elle aperçoit un adulte qu'elle ne connait pas ?
Nous avons continué notre ballade et fait le tour du parc en goûtant. Sonia toussait un peu. En rentrant, nous avons croisé Sarah en week-end chez sa grand-mère avec Fusia, l'une des filles de la nourrice. Aussitôt arrivées à la maison vers 17h, nous nous sommes jetées dans un bain moussant, histoire d'enlever tout le sable. Sonia s'est endormie juste après, épuisée...
10.9.03
DEBOUT !
Ce soir, j'ai vu Sonia se relever toute seule alors qu'elle était assise sur le sol. Ce n'est pas vraiment un énorme progrès. Depuis quelques temps, elle savait s'accroupir pour ramasser un objet, mais tout de même, il y a une évolution !
Elle proteste encore lorsque je la dépose chez la nourrice, mais cela s'apparente plus à un caprice. Le soir, je la retrouve fatiguée, mais de bonne humeur. Hier par exemple, elle chantait "ba boum ba boum". Il faut dire que j'avais investi 2 euros dans un petit ballon que je lui ai offert le matin une fois entrée chez la nourrice. Le soir, elle trottait en poussant la balle devant elle et en disant "Ba".
Autre preuve que tout va bien : elle rit aux éclats que ce soir lorsque je cligne des yeux ou lorsque je parle anglais "Darling Sweety Baby".
Je viens de m'apercevoir que mon weblog a eu un an il y a deux jours. Ca fait drôle de se projeter dans le passé en lisant ce que j'écrivais à l'époque.
Ce soir, j'ai vu Sonia se relever toute seule alors qu'elle était assise sur le sol. Ce n'est pas vraiment un énorme progrès. Depuis quelques temps, elle savait s'accroupir pour ramasser un objet, mais tout de même, il y a une évolution !
Elle proteste encore lorsque je la dépose chez la nourrice, mais cela s'apparente plus à un caprice. Le soir, je la retrouve fatiguée, mais de bonne humeur. Hier par exemple, elle chantait "ba boum ba boum". Il faut dire que j'avais investi 2 euros dans un petit ballon que je lui ai offert le matin une fois entrée chez la nourrice. Le soir, elle trottait en poussant la balle devant elle et en disant "Ba".
Autre preuve que tout va bien : elle rit aux éclats que ce soir lorsque je cligne des yeux ou lorsque je parle anglais "Darling Sweety Baby".
Je viens de m'apercevoir que mon weblog a eu un an il y a deux jours. Ca fait drôle de se projeter dans le passé en lisant ce que j'écrivais à l'époque.
7.9.03
WEEK-END A DEUX
Le week-end s'achève et Sonia a l'air de se sentir en forme. J'ai eu droit à des éclats de rire ce soir, ce qui change de sa tristesse de la semaine passée. Nous sommes allées deux fois au parc. Nous avons fait quelques connaissances, comme par exemple la petite Nina (ou Mina) née le 6 mai 2002, avec qui Sonia s'est amusée sur la moto du grand bac à sable.
Il y a eu quelques chutes sans gravité à force de marcher et courir dans l'herbe. Le petit seau orange a permis de ramasser glands et feuilles mortes pour les rejeter tout de suite après.
Elle dit encore beaucoup "Maman", mais peut rester jouer seule dans sa chambre pendant quelques instants avant de partir à ma recherche. J'ai aussi pu la laisser dans son parc ou dans son lit en ne récoltant que quelques protestations mais pas de crise de larmes.
Parmi les découvertes du week-end, il y a eu le bain moussant. Je suis souvent étonnée par le nombre de choses qu'elle comprend. Par exemple, quand je dis en riant "Ah, j'espère que Sonia ne va pas me mettre de mousse sur mon front !", elle touche mon front avec sa main pleine de mousse, preuve qu'elle sait où est le front et qu'elle comprend l'humour.
Le week-end s'achève et Sonia a l'air de se sentir en forme. J'ai eu droit à des éclats de rire ce soir, ce qui change de sa tristesse de la semaine passée. Nous sommes allées deux fois au parc. Nous avons fait quelques connaissances, comme par exemple la petite Nina (ou Mina) née le 6 mai 2002, avec qui Sonia s'est amusée sur la moto du grand bac à sable.
Il y a eu quelques chutes sans gravité à force de marcher et courir dans l'herbe. Le petit seau orange a permis de ramasser glands et feuilles mortes pour les rejeter tout de suite après.
Elle dit encore beaucoup "Maman", mais peut rester jouer seule dans sa chambre pendant quelques instants avant de partir à ma recherche. J'ai aussi pu la laisser dans son parc ou dans son lit en ne récoltant que quelques protestations mais pas de crise de larmes.
Parmi les découvertes du week-end, il y a eu le bain moussant. Je suis souvent étonnée par le nombre de choses qu'elle comprend. Par exemple, quand je dis en riant "Ah, j'espère que Sonia ne va pas me mettre de mousse sur mon front !", elle touche mon front avec sa main pleine de mousse, preuve qu'elle sait où est le front et qu'elle comprend l'humour.
5.9.03
LE RETOUR A LA MEDIATHEQUE
Ce matin, nous avions donné rendez-vous à la nourrice sur le marché. Nous avions donc laissé la poussette à la maison pour faire le trajet à pied. Le résultat ne fut pas meilleur. En attendant le bus, je percevais encore les "Maman".
Ce soir, Sonia ne pleurait pas quand je l'ai récupérée. Ouf !
Comme j'étais un peu en avance, nous sommes passées à la médiathèque. Sonia s'y est faite deux copines de son âge. Elle a fait des chatouilles à l'une et des caresses à l'autre. Elle m'a donné un par un de nombreux livres qui se trouvaient dans un bac situé à sa hauteur. Je les ai remis à leur place, après en avoir lu un à voix haute. Puis je lui ai demandé lesquels nous pouvions emporter à la maison. Elle m'a donné un livre de comptines, puis un autre plus gros que ceux du même rayon. J'ai ajouté "Mimi prend son bain".
Nous avons donné tout cela à la dame, ainsi que la carte. Puis nous sommes rentrées à la maison.
La soirée fut agréable. Elle s'est endormie vers 22 heures.
Ce matin, nous avions donné rendez-vous à la nourrice sur le marché. Nous avions donc laissé la poussette à la maison pour faire le trajet à pied. Le résultat ne fut pas meilleur. En attendant le bus, je percevais encore les "Maman".
Ce soir, Sonia ne pleurait pas quand je l'ai récupérée. Ouf !
Comme j'étais un peu en avance, nous sommes passées à la médiathèque. Sonia s'y est faite deux copines de son âge. Elle a fait des chatouilles à l'une et des caresses à l'autre. Elle m'a donné un par un de nombreux livres qui se trouvaient dans un bac situé à sa hauteur. Je les ai remis à leur place, après en avoir lu un à voix haute. Puis je lui ai demandé lesquels nous pouvions emporter à la maison. Elle m'a donné un livre de comptines, puis un autre plus gros que ceux du même rayon. J'ai ajouté "Mimi prend son bain".
Nous avons donné tout cela à la dame, ainsi que la carte. Puis nous sommes rentrées à la maison.
La soirée fut agréable. Elle s'est endormie vers 22 heures.